Échos de Cannes : l’animation belge à l’honneur et deux actrices à suivre.
La « Semaine de la Critique » a ouvert mercredi avec un film d’animation intitulé « In Waves », adaptation d’un roman graphique. L’actrice belge Virginie Efira présente son deuxième film en compétition, projeté cet après-midi sur le coup de 14 heures.
Dix films d’animation à Cannes
Pour la première fois de son histoire, la « Semaine de la Critique » — une section parallèle à la compétition qui met en avant les premiers et deuxièmes films — a débuté mercredi avec un film d’animation.
Ce film, intitulé « In Waves » — traduit littéralement par « Dans les vagues » — est une adaptation d’un roman graphique. L’histoire se déroule en Californie et évoque une romance liée au surf, où la maladie et le deuil sont présents. Ce film est à la fois délicat et poétique, et il se distingue par sa prouesse visuelle.
Il est réalisé par Phuong Mai Nguyen, que ma collègue Cathy Immelen a interviewée hier. Elle a expliqué les raisons pour lesquelles le projet a nécessité plus de cinq ans et demi de travail :
« Comme le film est vraiment centré sur les vagues et le surf, je savais qu’il y aurait beaucoup de cadrages, de plans et de mises en scène liés aux vagues et il fallait réaliser des recherches techniques pour vérifier la faisabilité de certains plans, car nous ne voulons pas nous lancer dans la production d’un film d’animation sans être sûrs de pouvoir réaliser certaines scènes, étant donné que c’est un long processus. »
Du belge dans « In Waves »
Une actrice française pour la palme ?
En compétition avec « La vie d’une femme »
Léa Drucker revient sur la Croisette cette année avec le film français « La vie d’une femme« . Ce film, de facture relativement classique, relate le quotidien chamboulé d’une chirurgienne confrontée à de nombreuses responsabilités, et qui tente de jongler entre sa carrière et sa vie de famille. Encore une fois, le personnage central est une femme, intense mais aussi nuancée. Je lui ai demandé ce qui l’attire tant dans ce type de rôle sociétal qu’elle choisit fréquemment.
« Déjà j’ai de la chance qu’on me les propose parce que ça me permet de vivre un peu une vie d’aventure aussi. J’ai l’impression de vivre un roman d’aventures avec tous ces personnages qui font des métiers si différents du mien et qui me permettent en plus de rencontre ces personnes qui exercent ces métiers, et avec qui j’échange. C’est comme si on me demandait de rentrer dans un roman. C’est ce que je faisais quand j’étais petite. J’animais les personnages que je lisais dans ma chambre. J’ai l’impression de prolonger ce travail-là », explique l’actrice.
Et rien que pour cela, il faudrait envisager de lui attribuer le Prix d’interprétation féminine.
Le graal pour Virginie Efira ?
A moins que ce ne soit pour la Belge Virginie Efira, qui présente son deuxième film en compétition, projeté cet après-midi à 14 heures. Dans ce film, elle interprète le rôle d’une directrice d’un foyer pour personnes âgées.
Deux actrices puissantes, deux rôles profondément ancrés dans la réalité et les enjeux sociétaux : que demander de plus ?

