Droits de douane : Trump annonce une hausse la semaine prochaine.
Le président américain a annoncé le 1er mai qu’il augmentera les droits de douane sur les voitures et camions importés des États-Unis en provenance de l’Union européenne. La Commission européenne a rejeté les accusations de Donald Trump, affirmant que l’UE respectait ses engagements dans le cadre de l’accord commercial.
« J’ai le plaisir d’annoncer que, compte tenu du non-respect par l’Union européenne de notre accord commercial pleinement conclu, j’augmenterai la semaine prochaine les droits de douane appliqués aux voitures et camions importés des États-Unis en provenance de l’Union européenne », a déclaré le président américain ce vendredi 1er mai.
Le dirigeant républicain se dit « ravi » d’annoncer cette nouvelle mesure de défiance à l’égard d’un de ses principaux partenaires commerciaux, dans ce message publié quelques jours après une dispute avec le chancelier allemand.
Il vise à la fois les voitures et les véhicules plus lourds (« trucks » en anglais). « Il est clairement entendu et convenu que, s’ils produisent des voitures et des camions dans des usines situées aux États-Unis, AUCUN DROIT DE DOUANE ne sera appliqué », ajoute le président.
L’Union européenne et les États-Unis ont conclu l’été dernier un accord limitant les droits de douane sur les voitures et les pièces détachées européennes à 15%, quand d’autres pays restaient frappés par 25%. Donald Trump accuse plusieurs partenaires européens de refuser toute contribution militaire ou logistique aux opérations menées par Washington dans le détroit d’Ormuz, contre l’Iran.
Il a notamment affirmé cette semaine envisager de réduire les forces américaines stationnées en Allemagne après que M. Merz a déclaré que « les Américains (n’avaient) visiblement aucune stratégie » en Iran. L’Allemagne est un gros producteur automobile.
La Commission européenne a rejeté les accusations de Donald Trump disant que l’UE ne respectait pas ses engagements dans le cadre de l’accord commercial. Elle a déclaré que l’UE suivait la procédure législative habituelle de l’Union et tenait Washington informé tout au long du processus.
« Nous restons pleinement attachés à une relation transatlantique prévisible et mutuellement bénéfique. Si les États-Unis devaient prendre des mesures contraires à la déclaration commune, nous garderons toutes les options ouvertes pour protéger les intérêts de l’UE », a déclaré un porte-parole de la Commission. Réagissant aux déclarations du président américain, Bernd Lange, président de la Commission du commerce international au sein du Parlement européen, a déclaré que ces propos montraient que les États-Unis n’étaient pas un partenaire commercial fiable.
« Cette dernière initiative montre à quel point la partie américaine est peu fiable. Ce n’est pas ainsi qu’on traite des partenaires proches. Nous ne pouvons désormais que réagir avec la plus grande clarté et fermeté, en nous appuyant sur la solidité de notre position », a-t-il dit.
Bernd Lange a qualifié le comportement de Donald Trump d' »inacceptable », ajoutant que l’UE respectait l’accord-cadre commercial conclu avec les États-Unis en Écosse l’année dernière, qui imposait des droits de douane de 15% sur la plupart des marchandises de l’UE, évitant ainsi une guerre commerciale plus grave.
Il a déclaré que les États-Unis avaient enfreint l’accord à plusieurs reprises, « par exemple avec plus de 400 produits contenant de l’acier et de l’aluminium, qui sont désormais soumis à un droit de douane moyen de 26%. »

