Direct – Moyen-Orient : les émissaires de Steve Witkoff et Jared Kushner au Pakistan, samedi.
Les émissaires américains et iraniens se dirigent vers Islamabad pour un second round de discussions, tandis que l’Iran ne confirme pas sa participation à des négociations directes. Parallèlement, Donald Trump a annoncé ce matin que le cessez-le-feu au Liban, en vigueur depuis le 17 avril, est prolongé de trois semaines.
Les discussions entre les États-Unis et l’Iran pour tenter de mettre un terme au conflit au Moyen-Orient pourraient-elles reprendre au Pakistan ? Les représentants des deux nations rivales se dirigent en tout cas vers Islamabad pour un second round de pourparlers. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araqchi, est attendu ce vendredi, tandis que l’envoyé américain Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner, devraient arriver ce samedi 25 avril. Cependant, l’Iran n’a pas confirmé sa présence à des négociations directes avec les émissaires américains.
En parallèle, le président américain Donald Trump a annoncé ce matin que le cessez-le-feu au Liban serait prolongé de trois semaines. En place depuis le 17 avril, cette trêve, qui devait initialement s’achever dimanche, a offert un certain répit à la population libanaise, dans un conflit qui a déjà fait plus de 2400 morts et un million de déplacés depuis le début du mois de mars. Donald Trump a assuré que les États-Unis « vont collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah ».
Le groupe chiite Hezbollah, qui a entraîné le pays dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, a rejeté ces discussions et continue ses opérations dans le sud du Liban, où Israël prévoit d’établir une zone tampon, entraînant la destruction de villages et des bombardements. Le Hezbollah a annoncé avoir tiré des roquettes sur le nord d’Israël en réponse aux « violations » du cessez-le-feu par l’armée israélienne.
Dans le même temps, près de deux mois après le début des hostilités le 28 février, déclenchées par Israël et les États-Unis, la guerre contre l’Iran continue d’affecter les marchés de l’énergie et l’économie mondiale. Le trafic est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial avant le conflit. Cette voie navigable est désormais soumise à un double blocus iranien et américain. Washington maintient une pression militaire avec l’arrivée dans la région d’un troisième porte-avions, le George HW Bush.

