Belgique

Berlin désigne « vraisemblablement » Moscou responsable de la cyberattaque contre Signal.

Le gouvernement fédéral considère que la campagne de phishing visant le service de messagerie Signal a vraisemblablement été pilotée depuis la Russie. Le parquet fédéral avait indiqué vendredi mener une enquête pour « suspicion d’espionnage » depuis février.


« Le gouvernement fédéral estime que la campagne de phishing ciblant le service de messagerie Signal a probablement été orchestrée depuis la Russie », a déclaré l’AFP en se basant sur des sources gouvernementales. D’après cette même source, la fuite de données est désormais maîtrisée.

Le parquet fédéral a annoncé vendredi qu’une enquête pour « suspicion d’espionnage » était en cours depuis février, et Marc Henrichmann, président de la commission de contrôle parlementaire du Bundestag, a mis en cause la Russie, bien que le gouvernement n’ait pas encore confirmé cette information.

Le piratage de la messagerie Signal s’est réalisé par le biais de l’hameçonnage, une méthode qui consiste à se faire passer pour une personne ou un organisme que la victime connaît afin de l’inciter à fournir des informations personnelles, à cliquer sur un lien malveillant ou à divulguer son mot de passe.

La Russie est considérée comme le principal suspect, alors que Berlin, qui est le principal fournisseur d’aide militaire à Kiev, accuse Moscou de mener une campagne de cyberattaques, d’espionnage et de sabotage contre l’Allemagne, ce que le Kremlin dément.

« L’ampleur du récent piratage de Signal, telle qu’elle est connue à ce stade, est extrêmement préoccupante. Actuellement, personne ne peut affirmer avec certitude que l’intégrité des communications des députés est toujours garantie », a déclaré vendredi Konstantin von Notz, élu des Verts au Bundestag et expert en questions de sécurité nationale.