Belgique

Balkans : les routiers ne lèvent pas les blocages aux frontières de l’UE

Des syndicats de camionneurs ont bloqué des points de contrôle de fret en Serbie, en Bosnie, au Monténégro et en Macédoine du Nord pour protester contre les règles de l’UE limitant le temps de séjour pour les chauffeurs non européens dans l’espace Schengen. Selon la Chambre de commerce de Serbie (CCIS), neuf chauffeurs serbes ont été interpellés en Allemagne la semaine dernière pour avoir enfreint la règle limitant les séjours dans l’UE à 90 jours sur une période de 180.


Des dizaines de points de contrôle de fret en Serbie, en Bosnie, au Monténégro et en Macédoine du Nord ont été bloqués par des syndicats de camionneurs pour protester contre les règles de l’Union européenne qui limitent le temps de séjour autorisé pour les chauffeurs non européens dans l’espace Schengen.

Jeudi, Bruxelles a proposé d’augmenter le nombre de jours durant lesquels ces chauffeurs peuvent travailler dans l’UE, ce qui a conduit les camionneurs macédoniens et monténégrins à mettre fin à leur mouvement. Leurs collègues serbes et bosniens ont également cessé leurs actions vendredi après-midi.

« Nedjo Mandic, l’un des organisateurs de la manifestation et membre de l’Association des transporteurs de Serbie, a déclaré à l’AFP : ‘Nous pouvons être satisfaits. Je pense que nous avons obtenu ce dont nous avions besoin, et nous permettons à l’économie de se remettre en route.' »

Il a indiqué s’attendre à ce que la proposition soit finalisée à partir de mardi, date à laquelle une réunion est prévue entre les ministres des Transports des pays de la région et des représentants de la Commission européenne.

Zi­jad Saric, un représentant des transporteurs routiers bosniens, a affirmé que Bruxelles avait garanti qu’aucune arrestation de chauffeurs en infraction n’aurait lieu avant l’application des nouvelles règles.

Selon la Chambre de commerce de Serbie (CCIS), neuf chauffeurs serbes ont été interpellés en Allemagne la semaine dernière pour avoir enfreint la règle limitant les séjours dans l’UE à 90 jours sur une période de 180.