Belgique

Allocations de chômage : exclusions à partir du 1er mars.

La réforme décidée par le gouvernement Arizona pour modifier le régime de l’assurance chômage entrera en vigueur le 1er mars 2026, limitant les allocations de chômage complet à un maximum de 24 mois. À partir de cette même date, les allocations d’insertion seront également limitées à un maximum d’un an.


C’est le 1er mars 2026 que la réforme décidée par le gouvernement de l’Arizona pour modifier le régime de l’assurance chômage entrera en vigueur. À partir de cette date, les allocations de chômage complet seront limitées à un maximum de 24 mois, comprenant 12 mois de droit de base pouvant être prolongés de 12 mois supplémentaires selon le passé professionnel.

À compter également du 1er mars 2026, les allocations d’insertion seront plafonnées à une durée maximale d’un an.

Les conditions d’accès aux allocations de chômage complet et aux allocations d’insertion changeront dès cette date.

**Des mesures transitoires**

En attendant la mise en œuvre de la réforme prévue pour le 1er mars 2026, des mesures transitoires ont été instituées à partir du 1er juillet 2025. Elles s’appliquent aux personnes déjà au chômage avant cette date ou qui recevront des allocations de chômage ou d’insertion avant le 1er mars 2026. Selon leur profil, la perte des droits aux allocations surviendra entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2027.

Ces individus seront informés par l’Onem par vagues successives. Au total, six vagues d’informations sont programmées entre l’été 2025 et fin juin 2027.

**Première vague : exclusion au 1er janvier 2026**

L’Onem a commencé à envoyer une première série de courriers à partir du 15 septembre 2025, destinés aux demandeurs d’emploi ayant cumulé au moins 20 ans de chômage durant leur carrière et se trouvant dans la 3e période d’indemnisation. À noter que le calcul de l’indemnisation varie selon les périodes. Dans les deux premières, l’allocation est basée sur un pourcentage de l’ancien salaire, tandis que lors de la 3e période, elle devient forfaitaire et dépend de la situation familiale.

Cette première vague concerne également les demandeurs d’emploi bénéficiant d’allocations d’insertion et ayant ouvert leurs droits à ces allocations au plus tard le 1er janvier 2025.

Ces individus perdront leur droit aux allocations de chômage ou d’insertion à compter du 1er janvier 2026.

**Deuxième vague : exclusion au 1er mars 2026**

Mi-octobre, l’Onem a commencé à expédier une deuxième série de courriers. Cette fois, les courriers concernent aussi des chômeurs de longue durée dans la 3e période d’indemnisation, touchant une allocation forfaitaire.

Cette deuxième vague concerne les personnes ayant cumulé entre 8 et 20 ans de chômage complet au cours de leur carrière.

**Troisième vague : exclusion au 1er avril 2026**

À partir de mi-novembre, l’Onem enverra des lettres annonçant la fin des allocations de chômage aux personnes ayant accumulé entre 2 et 8 ans de chômage au cours de leur carrière et touchant déjà une allocation forfaitaire, car elles se situent dans la 3e période d’indemnisation.

Ces personnes perdront leur droit aux allocations de chômage au 1er avril 2026.

**Quatrième vague : exclusion au 1er juillet 2026**

La quatrième vague s’adressera aux demandeurs d’emploi en 2e période d’indemnisation, période durant laquelle les allocations de chômage diminuent progressivement, tout en tenant compte, dans certaines limites, de l’ancien salaire. Ainsi, si au 30 juin 2025, la personne est dans cette 2e période, elle a droit à 12 mois d’allocations à partir de cette date, et perdra son droit au chômage le 1er juillet 2026. L’Onem leur enverra un courrier à la mi-janvier 2026.

**Cinquième vague : exclusion entre le 1er juillet 2026 et le 1er juillet 2027**

Seront concernés les demandeurs d’emploi se situant dans la 1re période d’indemnisation avec un passé professionnel de moins de 5 ans. Selon les règles, ces personnes ont droit à 12 mois de chômage au 30 juin 2025, plus un mois supplémentaire par période de 4 mois travaillés. Ainsi, en fonction de leur passé professionnel, le droit aux allocations prendra fin au plus tôt le 1er juillet 2026 ou au plus tard le 1er juillet 2027.

Prenons l’exemple d’une personne ayant travaillé 3 ans avant de se retrouver au chômage. Si elle a commencé à percevoir des allocations de chômage le 25 mars 2025, elle se trouverait, au 30 juin 2025, dans sa 1re période d’indemnisation, et aurait droit aux allocations de chômage pendant 12 mois, jusqu’au 30 juin 2026, ainsi qu’à 9 mois d’allocations supplémentaires pour son passé professionnel.

Pour cette cinquième vague, l’Onem doit envoyer les lettres d’avertissement à la mi-février 2026.

**Sixième vague : exclusion au 1er juillet 2027**

Cette dernière vague s’appliquera à ceux qui sont dans la 1re période d’indemnisation et qui ont un passé professionnel d’au moins 5 ans. Ceux-ci ont droit, à partir de la date pivot du 30 juin 2025, à 24 mois de chômage, et seront exclus à partir du 1er juillet 2027. Ils recevront un courrier de l’Onem pour les prévenir de leur exclusion ultérieurement en 2026.

**Des possibilités de reporter l’échéance de l’exclusion**

Dans certains cas, le droit aux allocations peut être maintenu temporairement.

D’abord, cela est possible pour les chômeurs ayant débuté une formation dans un métier en pénurie avant le 1er janvier 2026, qui sont dispensés de la disponibilité pour le marché de l’emploi. Ils peuvent conserver leurs allocations pendant la durée de la formation, tant que la dispense est maintenue.

Ensuite, les travailleurs à temps partiel bénéficiant, au moment de la cessation de droit, d’une allocation de garantie de revenus peuvent conserver ce droit tant que leur emploi à temps partiel est d’au moins mi-temps.

Enfin, d’autres situations, selon l’Onem, peuvent aussi reporter la fin des droits, telles que des occupations à temps plein ou à temps partiel sans allocation, ou un congé pour aidant proche. Le report ne pourra pas dépasser 12 mois et sera possible au plus tard jusqu’au 30 juin 2030.

**Des exceptions existent : aucune exclusion dans certains cas**

Pour certains demandeurs d’emploi, la limitation dans le temps ne sera pas appliquée.

Les personnes de 55 ans ou plus avec au moins 30 ans de passé professionnel ne seront pas concernées par la réforme. Cela vaut également pour ceux qui reçoivent une allocation de sauvegarde, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent pas travailler à cause de facteurs psycho-médicaux-sociaux. Cette situation est accordée pour deux ans, renouvelable si les conditions sont remplies.

Les demandeurs d’emploi ayant le statut d’artiste et recevant une « allocation du travail des arts », ainsi que des anciens travailleurs des arts faisant partie d’un filet de sécurité, ne seront pas concernés non plus.

Les exceptions incluent également les travailleurs portuaires, pêcheurs, débardeurs et trieurs de poissons reconnus.

Enfin, ne seront pas soumis à la limitation des allocations ceux relevant du régime de chômage avec complément d’entreprise (RCC) ou les travailleurs en situation de handicap occupés sans interruption depuis le 1er juillet 2024 dans un atelier protégé avec maintien du droit aux allocations.

*Cet article, publié en octobre 2025, a été mis à jour fin février 2026, à l’occasion de la nouvelle vague d’exclusion de mars 2026.*