Algérie

Marché des légumes : confirmation des premiers signes de baisse des prix.

En avril 2026, la tomate s’échangeait à plus de 300 DA le kilogramme, tandis que l’ail atteignait 1200 DA le kilo dans certains marchés. Selon l’organisation de défense du consommateur Himayatec, une tendance baissière se dessine désormais, avec des prix de la tomate oscillant entre 110 et 150 DA le kilo au marché de gros de Bougara, dans la wilaya de Blida.

Après plusieurs semaines de tensions extrêmes concernant les prix des légumes, une lueur d’espoir émerge enfin sur les marchés. Entre des données encourageantes et des appels à la raison, le marché semble entamer sa phase de stabilisation tant attendue par les consommateurs.

Avril 2026 restera dans les mémoires pour une flambée vertigineuse des prix des légumes frais, plongeant de nombreux ménages dans le désespoir. En quelques jours seulement, le prix de la tomate avait dépassé 300 DA le kilogramme, tandis que l’ail atteignait des sommets déraisonnables, se vendant jusqu’à 1200 DA le kilo sur certains marchés.

Ce mécontentement, largement diffusé sur les réseaux sociaux, a entraîné des appels au boycott. Pour bon nombre de citoyens, la situation était devenue insupportable, alimentant des suspicions de spéculation et une frustration face à la baisse drastique du pouvoir d’achat.

Face à cette vague d’indignation, les autorités et les organisations professionnelles ont multiplié leurs interventions pour rassurer l’opinion publique sur le caractère temporaire de cette crise.

Prix des légumes : L’accalmie se confirme sur le terrain ?

Le moment est à un optimisme mesuré. D’après les dernières données publiées hier soir, le 22 avril 2026, par l’organisation de défense des consommateurs Himayatec, une tendance baissière commence à se dessiner. Les relevés effectués à 21h30 au marché de gros de Bougara, dans la wilaya de Blida, confirment un retour progressif à la normale.

La tomate, véritable indicateur de cette crise, se négocie désormais entre 110 et 150 DA le kilo sur le marché de gros, ce qui représente une baisse de plus de 50 % par rapport à ses récents sommets.

La pomme de terre affiche une stabilité rassurante avec des prix commençant à 15 DA, tandis que la carotte et l’oignon vert prennent des couleurs plus accessibles, se situant respectivement autour de 60 et 30 DA.

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Même les produits traditionnellement plus coûteux en cette saison, comme le haricot vert, commencent à redescendre pour se stabiliser entre 220 et 260 DA. Cette détente est directement attribuable à l’arrivée des nouvelles récoltes et à des conditions climatiques plus favorables, validant ainsi les prévisions de l’UGCAA.

Le boycott : Pourquoi Himayatec a prôné la patience ?

Dans la lutte pour la stabilité des prix, l’organisation Himayatec a voulu jouer un rôle de médiateur objectif. Alors que le mécontentement populaire poussait à un boycott total, l’organisation a fermement fait savoir que cette approche n’était pas la solution idéale.

Pour Himayatec, les produits agricoles sont essentiels au quotidien et ne peuvent être négligés par les consommateurs. L’organisation a souligné que l’instabilité actuelle était avant tout conjoncturelle, résultant d’une phase naturelle de transition dans les cycles de production.

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Plutôt que de céder à l’émotion des réseaux sociaux, l’association a misé sur la transparence des prix réels et une surveillance accrue du marché.

Aujourd’hui, alors que les services de contrôle du ministère du Commerce intensifient leurs interventions sur le terrain, le véritable enjeu est d’assurer que la baisse observée chez les grossistes se répercute fidèlement sur les étals des détaillants, au bénéfice des consommateurs finaux.