Le CRAAG enregistre ce jeudi un séisme de magnitude 4.9 en 2026.
Une secousse tellurique de magnitude 4,9 a été enregistrée ce jeudi à 00h16 dans la wilaya de Batna, avec un épicentre localisé à 2 kilomètres au sud-est de la commune d’Aïn Djasser. Selon le CRAAG, 80 secousses sont enregistrées en moyenne chaque mois par le réseau national de surveillance, dont près de 90 % sont de si faible intensité qu’elles passent totalement inaperçues pour la population.
Une forte secousse sismique de magnitude 4,9 sur l’échelle de Richter a été enregistrée ce jeudi à 00h16 dans la wilaya de Batna, selon un communiqué du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG). L’épicentre de ce tremblement de terre a été localisé à 2 kilomètres au sud-est de la commune d’Aïn Djasser.
Cette secousse majeure survient quelques heures après un premier tremblement de terre enregistré dans la même région. En effet, mercredi 3 juin à 10h44, le CRAAG avait détecté une première secousse d’une magnitude de 3,8, avec un épicentre situé à 6 kilomètres au sud-ouest d’Aïn Djasser.
### Série de séismes en Algérie : Faut-il s’inquiéter ? Le CRAAG s’exprime et rassure
Une activité sismique inhabituelle a affecté plusieurs régions du pays ces derniers jours, notamment pendant les fêtes de l’Aïd El-Adha et jusqu’à ce jeudi 4 juin. Face à la multiplication des secousses, le Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique (CRAAG) est intervenu pour fournir des explications scientifiques et rassurer le public : cette activité reste tout à fait normale.
Selon le CRAAG, une activité sismique qualifiée de « modérée » a été observée dès le premier jour de l’Aïd. Elle a notamment touché la localité de Mihoub (wilaya de Médéa) avec une magnitude de 3,0 sur l’échelle de Richter, ainsi que la région de Timgad (wilaya de Batna), où une secousse de 3,4 a été enregistrée.
L’événement le plus significatif de cette première série a atteint une magnitude de 4,1, localisé en mer à 50 kilomètres au nord-ouest de Ghazaouet (wilaya de Tlemcen). Un autre tremblement de terre d’une magnitude de 3,3 a également été ressenti au nord d’Aokas (wilaya de Béjaïa).
### La dérive des continents en cause
Le centre scientifique souligne que cette dynamique est étroitement liée à la situation géologique de l’Algérie. Le Nord du pays se situe en effet à la frontière de la plaque tectonique africaine, qui entre en collision avec la plaque eurasiatique.
« La plaque africaine converge vers la plaque eurasiatique à une vitesse d’environ 5 mm par an. Ce mouvement, bien que lent à l’échelle humaine, accumule des contraintes dans l’écorce terrestre qui se libèrent régulièrement sous forme de secousses », précise le communiqué.
### 80 secousses par mois : Un phénomène routinier selon le CRAAG
Pour apaiser les craintes et contrer les rumeurs alarmantes sur les réseaux sociaux, le CRAAG rappelle des données rassurantes :
– **80 secousses sont enregistrées en moyenne chaque mois** par le réseau national de surveillance.
– Près de **90 % d’entre elles sont d’une si faible intensité** qu’elles passent complètement inaperçues pour la population.
Ces séismes s’inscrivent dans l’activité géologique naturelle de la région et ne représentent pas, à l’heure actuelle, un danger imminent pour la sécurité des citoyens.
En résumé, bien que ces événements rappellent que le sous-sol algérien est actif, ils soulignent surtout la nécessité de maintenir et de moderniser en permanence les normes de construction parasismique, afin de pouvoir composer sereinement avec la nature de notre territoire.

