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Guerre en Ukraine : Drones à Saint-Pétersbourg, plus de Russes en athlétisme

La Russie a abattu des dizaines de 72 drones ukrainiens au-dessus de Saint-Pétersbourg, a annoncé ce samedi le gouverneur de la ville, ajoutant qu’un terminal pétrolier avait été touché et qu’un drone s’était écrasé sur le complexe historique de Peterhof sans provoquer de dégâts. L’annonce par la Russie de la prise de la ville-clé de Kostyantynivka, dans l’est de l’Ukraine, est « fausse », a indiqué ce samedi l’armée ukrainienne à l’AFP, reconnaissant une « situation difficile » mais assurant que les soldats ukrainiens défendaient la ville et que les combats se poursuivaient.

Vous n’avez pas suivi les derniers événements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume chaque soir la situation. Voici l’essentiel du samedi 4 juillet 2026, au 1.591e jour du conflit.

Le fait du jour

La Russie a abattu des dizaines de 72 drones ukrainiens au-dessus de Saint-Pétersbourg, a annoncé ce samedi le gouverneur de la ville, précisant qu’un terminal pétrolier avait été touché et qu’un drone était tombé sur le complexe historique de Peterhof sans causer de dégâts. « Les conséquences techniques ont été résolues. Il n’y a pas eu de victime », a posté le gouverneur Alexandre Beglov sur les réseaux sociaux.

Situé sur les rives de la mer Baltique, Peterhof est célèbre pour son palais impérial et son parc doté de somptueuses fontaines, souvent comparé à Versailles. Des débris de drone ont également été retrouvés près du port de Vysotsk, au nord de Saint-Pétersbourg et à proximité de la frontière finlandaise, a rapporté le gouverneur de la région de Leningrad, Alexandre Drozdenko.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a quant à lui affirmé que la base navale de Kronstadt à Saint-Pétersbourg avait été touchée lors des frappes. « Les forces de défense de l’Ukraine ont frappé des infrastructures pétrolières portuaires qui génèrent des revenus pour la guerre menée par la Russie, et il y a également eu des frappes réussies sur Kronstadt – une cible militaire importante », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. Ces frappes contre la deuxième ville de Russie, d’où est originaire le président russe Vladimir Poutine, surviennent après une attaque russe massive sur Kiev qui a fait 30 morts cette semaine.

La déclaration du jour

« Les soldats ukrainiens continuent de tenir leurs positions le long des lignes de défense établies. La situation reste difficile mais elle est sous le contrôle des Forces de défense ukrainiennes. »

L’armée ukrainienne a déclaré à l’AFP que l’annonce par la Russie de la prise de la ville stratégique de Kostyantynivka, dans l’est de l’Ukraine, était « fausse », tout en reconnaissant une « situation difficile », mais en affirmant que les soldats ukrainiens défendaient la ville et que les combats se poursuivaient. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié la revendication russe de « mensonge », au lendemain de l’apparition à la télévision de son homologue russe Vladimir Poutine en uniforme militaire, remerciant ses troupes pour la prise de cette ville d’« importance stratégique majeure ».

« L’ennemi continue d’essayer de s’emparer de Kostyantynivka. De petits groupes d’infanterie (d’une à trois personnes) ont réussi à s’infiltrer profondément dans les formations de combat des forces ukrainiennes », a précisé le porte-parole de l’armée, Andriï Kovaliov, mais a ajouté que « des opérations de contre-sabotage menées par les Forces de défense sont en cours dans la ville ». « Les forces d’occupation sont en train d’être repérées et éliminées », a-t-il poursuivi. Il a également indiqué que la Russie avait mené « 11 tentatives d’assaut » vendredi – jour où Moscou a annoncé la prise de la ville – mais que celles-ci « n’avaient eu aucun succès ».

La tendance

La Russie est de plus en plus exclue des compétitions sportives en raison de sa guerre en Ukraine. La Fédération russe d’athlétisme a exprimé sa « déception » face à la décision de World Athletics de maintenir sa politique d’exclusion des athlètes russes et bélarusses, en vigueur depuis l’invasion en 2022. World Athletics a annoncé vendredi qu’elle maintenait sa politique d’exclusion des sportifs, représentants et encadrants russes et bélarusses, déjà réexaminée en 2023, 2025 puis mars 2026, arguant qu’« aucune avancée concrète vers des négociations de paix ne s’était matérialisée ».

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Dans un communiqué de ce samedi, la Fédération russe d’athlétisme a regretté une décision qui va, selon elle, « à l’encontre des principes olympiques et des tendances actuelles du sport mondial ». De son côté, le Comité international olympique (CIO) a annoncé en mai qu’il ne recommandait plus aucune restriction à l’encontre des athlètes bélarusses, tout en maintenant celles visant les sportifs russes. Les instances mondiales de la gymnastique, du judo et de la natation ont voté de leur côté la pleine réintégration des deux pays, tandis que la boxe a choisi de suivre le CIO en levant seulement les restrictions contre les Bélarusses.