Le Stade toulousain amende de 2,88 millions d’euros, cinquième en trois ans.
Le Stade toulousain a écopé d’une amende de 2,88 millions d’euros pour des infractions au « salary cap », la Ligue nationale de rugby ayant annoncé cette sanction vendredi. La commission de discipline de la Ligue a reconnu le club coupable d’avoir dépassé le plafond autorisé lors de trois des quatre dernières saisons, de 2021 à 2025.
Un quadruplé sur le terrain et un quintuplé dans les bureaux. Le Stade toulousain, à nouveau champion face à Montpellier, a été condamné à une amende de 2,88 millions d’euros pour deux affaires s’échelonnant sur plusieurs années, en lien avec des infractions au « salary cap », le plafond salarial applicable dans le Top 14, a annoncé vendredi la Ligue nationale de rugby. Il s’agit de la cinquième amende infligée en trois ans au plus grand club de rugby français.
Cette décision, qui ne pouvait pas inclure de sanctions sportives, ne représente pas un record pour ce type de dossier, le montant demeurant inférieur aux 3 millions d’euros versés par Montpellier en 2020, alors que le club lyonnais redoutait une amende pouvant atteindre 5 millions d’euros.
Le contrat de Jelonch et les primes de titre dans le viseur de la LNR
Le club dirigé par Didier Lacroix a été reconnu coupable d’avoir dépassé le plafond autorisé durant trois des quatre dernières saisons (2021-2022, 2022-2023 et 2024-2025), ainsi que pour des « manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération » de 2021 à 2025, par la commission discipline de la Ligue, après une audience le 26 mai.
« Le Stade Toulousain dispose d’un délai de 7 jours, à compter de la notification de la décision motivée, pour faire appel devant la Commission d’appel de la FFR », précise la LNR, ajoutant qu’un appel ne serait « pas suspensif ».
Les accusations de la Ligue concernent notamment des contrats de droits à l’image sans contrepartie identifiable entre le troisième ligne de Toulouse et du XV de France, Anthony Jelonch, et un partenaire du club, la société de services aéroportuaires 3S-Alyzia, ce qui est interdit par le règlement, selon des informations révélées plus tôt dans l’année par le journal l’Équipe.
Tout avait commencé avec Kolbe
L’autre manquement concerne les modalités du versement des primes de champion de France à quatre joueurs, qui n’ont pu être exclues du calcul du salary cap car convenues entre le club et ces joueurs après la finale.
Ces dernières années, Toulouse a déjà été sanctionné avec sursis lors du départ de l’ailier des Springboks Cheslin Kolbe vers Toulon, puis, en 2025, a versé une contribution de 1,3 million d’euros pour mettre un terme aux poursuites autour du transfert de l’arrière international Melvyn Jaminet depuis Perpignan. D’autres procédures de médiation ont également pu avoir lieu entre le club et la Ligue, sans que l’une ou l’autre des parties ne soient tenues de communiquer à ce sujet.
