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Guerre au Proche-Orient : plus de 600.000 déplacés libanais rentrent.

La formation chiite a attaqué Israël le 2 mars en réponse à la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes le 28 février. Selon les autorités libanaises, près de 4.300 personnes ont été tuées et plus d’un million déplacées, principalement dans le sud et la banlieue sud de Beyrouth.


La formation chiite a entraîné le Liban dans un conflit armé le 2 mars en attaquant Israël, justifiant cette action par des représailles à la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février. En réponse, Israël a lancé une vaste campagne de frappes aériennes et une offensive terrestre, tout en multipliant les appels à l’évacuation de grandes parties du sud du Liban pendant plus de trois mois de combats.

Selon les autorités libanaises, près de 4.300 personnes ont perdu la vie et plus d’un million ont été déplacées, principalement dans le sud et la banlieue sud de Beyrouth. Un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique que « 646.107 » personnes ont réussi à retourner chez elles, tandis qu’environ 500.000 autres restent encore déplacées, selon des données compilées depuis le 22 juin.

### Israël poursuit ses frappes au Liban

Un protocole d’accord, signé le 17 juin entre Téhéran et Washington, a permis l’instauration d’un cessez-le-feu précaire au Liban à compter du 21 juin, suivi de la signature le 26 juin d’un accord-cadre entre le Liban et Israël pour établir une « paix durable« .

Israël a exprimé sa volonté de maintenir ses troupes dans une zone pouvant s’étendre jusqu’à dix kilomètres de sa frontière, occupée dans le sud du Liban, et continue ponctuellement ses frappes.

Cet accord-cadre, négocié sous médiation américaine après cinq cycles de discussions entre les deux pays dépourvus de relations diplomatiques, conditionne le retrait israélien au désarmement du Hezbollah, que cette formation refuse. Les observateurs émettent des doutes quant à la capacité de l’État libanais à accomplir cette tâche, malgré les engagements pris par le gouvernement.