Tunisie

Levée du gel des avoirs de Marouane Mabrouk : une décision relance le dossier

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la cour d’appel de Tunis a annulé le jugement de première instance concernant Mehdi Ben Gharbia et a décidé un non-lieu en sa faveur. Dans le jugement de première instance rendu le 3 mars 2026, plusieurs personnalités, dont Marouane Mabrouk et Youssef Chahed, avaient été condamnées à six ans de prison et des amendes de 800 millions de dinars par condamné avaient été prononcées.


La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la cour d’appel de Tunis a pris, dans la nuit de jeudi à vendredi, une décision concernant la levée du gel des avoirs de l’homme d’affaires Marouane Mabrouk, prononcée en janvier 2018 par un conseil ministériel restreint.

La cour a annulé le jugement de première instance contre Mehdi Ben Gharbia et a prononcé un non-lieu en sa faveur. Elle a également confirmé les autres dispositions du jugement concernant les autres prévenus, selon une source judiciaire rapportée par l’Agence TAP.

Retour sur le jugement de première instance : le 3 mars 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis avait condamné plusieurs personnalités politiques et économiques.

Marouane Mabrouk, l’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed, ainsi que plusieurs anciens ministres, dont Mabrouk Korchid, Mehdi Ben Gharbia, Mohamed Ridha Chalghoum, Mohamed Anouar Maarouf et Khemaïes Jhinaoui, avaient été condamnés à six ans de prison.

Les personnes impliquées incluaient également Mohamed Adel Karrar, ancien directeur général de Karama Holding, et Lotfi Ben Sassi, ancien conseiller économique.

Concernant les faits reprochés, ils sont liés à la décision de levée du gel des avoirs de Marouane Mabrouk prise par le conseil ministériel restreint de janvier 2018. Les prévenus faisaient face à des accusations d’exploitation de leur qualité de fonctionnaire public pour obtenir un avantage injustifié, portant préjudice à l’administration, ainsi que de participation à ces faits.

Le tribunal de première instance avait ordonné l’exécution immédiate du jugement à l’encontre de certains accusés, notamment Youssef Chahed, Mabrouk Korchid, Mohamed Anouar Maarouf et Lotfi Ben Sassi. Il avait également prononcé un non-lieu pour d’autres anciens ministres tels que Riadh Mouakher, Salma Elloumi, Imed Hammami et Samir Taïeb. En outre, des amendes de 800 millions de dinars par condamné avaient été imposées, assorties d’une obligation de remboursement solidaire du même montant.