Tunisie

Scorpions et serpents en Tunisie : se protéger cet été.

Le ministère de la Santé a appelé les citoyens à la vigilance face aux piqûres de scorpions et aux morsures de serpents, à l’approche de la saison estivale. Les autorités sanitaires recommandent plusieurs mesures préventives, notamment le nettoyage des abords des habitations par l’élimination des pierres, des gravats et des herbes.


Le ministère de la Santé a incité les citoyens à faire preuve de vigilance face aux piqûres de scorpions et aux morsures de serpents, alors que la saison estivale approche, période où les accidents liés aux animaux et insectes venimeux augmentent, notamment dans les régions centrales et méridionales du pays. Dans un communiqué, la Direction des soins de santé de base a indiqué que la prévention dépend avant tout de l’adoption de comportements adéquats et de l’entretien de l’environnement immédiat autour des habitations. Elle souligne également l’importance de consulter rapidement un établissement de santé en cas de piqûre ou de morsure, afin d’éviter des complications pouvant mener jusqu’au décès.

Les autorités sanitaires recommandent plusieurs mesures préventives, telles que le nettoyage des abords des habitations par l’élimination des pierres, des gravats et des herbes, ainsi que la fermeture des fissures et ouvertures dans les murs et les toitures. Elles encouragent également à éloigner les déchets domestiques des zones résidentielles pour réduire la prolifération de ces animaux. En outre, le ministère préconise certaines pratiques préventives, comme le port de chaussures fermées, notamment la nuit, ainsi que la vérification des vêtements, chaussures et literie avant leur utilisation. L’élevage de volailles, comme les poules et les canards, est aussi recommandé, ces animaux étant carnivores de scorpions. Une attention particulière est requise lors de la manipulation de pierres, de bois, de meubles ou d’herbes, surtout pour les agriculteurs et les travailleurs en milieu rural.

En cas d’accident, les autorités sanitaires conseillent de transporter la victime sans délai vers la structure de santé la plus proche, sans l’épuiser. Elles recommandent également, si cela est possible, d’identifier l’animal responsable en observant ses caractéristiques (taille, couleur, espèce) ou en le montrant aux équipes médicales. Enfin, le ministère de la Santé met en garde contre les pratiques traditionnelles dangereuses, telles que les incisions, la succion de la plaie, la compression du point de morsure ou l’application de remèdes non médicaux, qui peuvent aggraver l’état de la victime.