Assassinat de Mehdi Kessaci : Quatre suspects supplémentaires arrêtés
Quatre autres suspects ont été interpellés mardi dans l’enquête sur l’assassinat à Marseille de Mehdi Kessaci, dont le frère Amine est une figure de la lutte contre le narcotrafic. Le narcobanditisme a coûté la vie à 17 personnes en 2025 à Marseille, selon les autorités, un chiffre en baisse par rapport aux précédentes années.
Quatre autres suspects ont été arrêtés mardi dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, dont le frère Amine est une figure de proue de la lutte contre le narcotrafic, ont indiqué mercredi une source policière ainsi qu’une autre source proche de l’affaire, confirmant une information du *Parisien*.
Fin mars, six personnes, dont cinq hommes et une femme, avaient déjà été mises en examen dans le cadre de cette enquête sur la mort du jeune homme de 20 ans, qui était totalement étranger au trafic et inconnu des autorités judiciaires, tué de plusieurs balles en plein après-midi à Marseille le 13 novembre 2025. Trois des suspects seraient soupçonnés d’avoir joué un rôle logistique, ayant participé à l’organisation ou aux actions commises après les faits, selon la source proche.
Les tueurs auraient commis une erreur en ciblant Mehdi Kessaci, qui était visiblement la mauvaise cible, leur intention étant de s’en prendre à Amine Kessaci. Le quatrième suspect, toujours selon cette source, aurait été engagé comme tireur pour une opération la veille qui n’a finalement pas eu lieu. Ce dernier est présenté comme un exécutant de la DZ Mafia, précise le *Parisien*. L’assassinat de Mehdi Kessaci a provoqué une onde de choc.
Les enquêteurs de la police judiciaire ainsi que de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), qui suspectent l’implication de la DZ Mafia, un gang marseillais de narcotrafiquants dans ce meurtre, ont établi que les tueurs s’étaient « trompés de cible » en visant Amine Kessaci.
Militant écologiste impliqué dans la lutte contre le narcotrafic, Amine Kessaci est devenu 4e adjoint au maire de Marseille, Benoît Payan, à l’issue des élections municipales fin mars. L’information judiciaire sur la mort de Mehdi Kessaci est confiée à des juges d’instruction parisiens et est suivie par le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).
Le narcobanditisme a coûté la vie à 17 personnes en 2025 à Marseille, selon les autorités, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes (24 morts en 2024 après un record de 49 morts en 2023 lié à une guerre des gangs pour le contrôle des points de deal dans les Bouches-du-Rhône).
