
Congé de naissance, prix du gaz, leasing social : évolutions au 1er juillet 2026
À partir du 1er juillet, les parents peuvent bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance, permettant jusqu’à deux mois de congé indemnisés. À compter de ce mercredi, les appellations « huissier de justice » et « commissaire-priseur judiciaire » sont remplacées par « commissaire de justice ».
Le 1er juillet marque le début des vacances pour certains, mais également des changements notables. Entre le congé supplémentaire de naissance, la hausse des prix du gaz, la réintroduction du leasing social et la mise en place d’une taxe sur les petits colis, 20 Minutes fait le tour des nouveautés.
Un congé supplémentaire de naissance
À partir de ce mercredi, les parents ont la possibilité de bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance. Ce dispositif permet à chaque parent de prendre, soit simultanément soit en alternance, jusqu’à deux mois de congé indemnisé, en sus des autres congés prévus (16 semaines de maternité, 28 jours de paternité…) dans les neuf mois suivant la naissance de leur enfant. Ce congé est indemnisé à 70 % du salaire pour le premier mois, puis à 60 % le deuxième mois, pour les salariés et agents de la fonction publique. Les parents souhaitant en bénéficier doivent informer leur employeur au moins un mois à l’avance.
Une taxe européenne sur les petits colis
La taxe française de 2 euros sur les « petits colis » est désormais abrogée. Ce changement fait suite à son détournement par des plateformes asiatiques qui faisaient parvenir les marchandises par camion depuis des pays voisins. À partir de ce 1er juillet 2026, une nouvelle taxe de 3 euros par article sera appliquée aux colis d’une valeur inférieure à 150 euros entrant sur le territoire européen. Les ministres des Finances de l’UE ont convenu de cette mesure, visant à supprimer l’exemption de droits de douane dont profitaient ces colis, majoritairement en provenance de Chine.
Le prix repère du gaz augmente de 7,4 % pour 6 millions de ménages
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait annoncé il y a quelques mois une hausse de 7,4 % du prix de référence du gaz. Ce tarif passera à 164,21 euros/MWh TTC au 1er juillet, contre 152,86 euros/MWh TTC au 1er juin. Cette augmentation, conséquence des conflits au Moyen-Orient et des perturbations dans le détroit d’Ormuz, entraînera un surcoût moyen de 2,70 euros TTC sur les factures pour 6 millions de ménages ayant souscrit une offre liée à ce prix, représentant environ 60 % des abonnés au gaz.
Le leasing social fait son grand retour
Après un lancement réussi en 2024, le leasing social, qui permet aux foyers modestes d’acquérir un véhicule électrique, sera de nouveau disponible à partir du 16 juillet. Le gouvernement prévoit de permettre à 50.000 foyers supplémentaires de louer un véhicule électrique à un tarif inférieur au prix du marché. Ce dispositif s’adresse aux Français dont le revenu fiscal ne dépasse pas 16.880 euros par part et concerne des locations longues durées ou avec option d’achat pour ceux parcourant plus de 10 km par jour pour se rendre au travail. L’aide gouvernementale peut atteindre 29 % du coût d’acquisition d’un véhicule, dans la limite de 6.500 euros pour les modèles les plus respectueux de l’environnement.
L’inscription sur les listes électorales unifiée
Les personnes ayant changé de domicile peuvent dès maintenant s’inscrire sur les listes électorales en vue de l’élection présidentielle de 2027. Auparavant, des délais différents étaient appliqués selon que l’inscription se faisait en ligne ou à la mairie. Depuis ce 1er juillet, le processus est harmonisé, et la date limite pour s’inscrire sera le 6e vendredi précédant le scrutin.
L’exonération de cotisations patronales pour l’emploi d’aide à domicile reportée à 80 ans
Dès ce mercredi, les personnes de 70 ans ne bénéficient plus d’exonération automatique de cotisations patronales pour l’emploi d’aides à domicile. Seules celles de 80 ans et plus pourront en bénéficier. Pour les couples, la condition est remplie si l’un des membres a atteint cet âge, selon la loi de Finances 2026.
Au revoir « huissiers de justice », bonjour « commissaires de justice »
Depuis ce mercredi, les termes « huissier de justice » et « commissaire-priseur judiciaire » ont été remplacés par le terme unique « commissaire de justice », conformément à l’unification initiée par la « loi Macron » de 2015. La mission des 3.800 commissaires de justice inclut la lutte contre le cyberharcèlement, la sécurisation des preuves, la récupération d’impayés, l’exécution de décisions judiciaires, la gestion d’occupations illicites ou l’organisation de ventes judiciaires.
