Royaume-Uni : Les réfugiés ne devront pas contribuer à leur hébergement
La mesure fait partie d’un projet de loi sur l’immigration et l’asile introduite ce mardi au Parlement. Selon des données du Home Office publiées en mai, le nombre de demandeurs d’asile au Royaume-Uni a chuté de 12 % entre avril 2025 et mars 2026 par rapport à la même période l’année précédente, à 94.000 personnes.
La mesure s’inscrit dans un projet de loi sur l’immigration et l’asile présenté ce mardi au Parlement. Au Royaume-Uni, les personnes bénéficiant du statut de réfugié et ayant des revenus suffisants seront tenues de rembourser jusqu’à 10 000 livres (environ 11 600 euros) pour contribuer aux coûts de leur hébergement et à l’allocation versée durant la procédure d’asile, a annoncé le gouvernement travailliste. Cette décision s’inscrit dans un durcissement des règles, alors que le parti anti-immigration Reform UK domine actuellement les sondages nationaux.
« Le coût de l’hébergement des demandeurs d’asile est trop élevé pour le contribuable britannique », a déclaré la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood. D’après son ministère, le coût de l’hébergement et des aides fournies aux demandeurs d’asile s’élevait l’année dernière à 4 milliards de livres (4,6 milliards d’euros). Le gouvernement travailliste indique avoir déjà réduit ce coût d’environ un milliard de livres depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, notamment en transférant des demandeurs d’asile logés dans des hôtels vers des hébergements situés sur d’anciens sites militaires.
« Mais il est également juste que nous demandions à ceux qui en ont les moyens de contribuer », a estimé Shabana Mahmood. « Bénéficier d’une aide en tant que demandeur d’asile est un droit, mais c’est aussi une responsabilité. » Le remboursement sera exigé chaque mois des demandeurs d’asile ayant obtenu le statut de réfugié et dont les revenus dépassent un certain seuil, qui sera défini. Ils devront avoir remboursé cette somme avant d’accéder à la résidence permanente et à la nationalité britannique.
Selon Madeleine Sumption, directrice de l’Observatoire des migrations de l’université d’Oxford, « l’impact de cette mesure sur les finances publiques devrait être relativement faible, puisqu’elle est soumise à des conditions de ressources et concerne une population aux revenus très modestes ». Le nombre de demandeurs d’asile au Royaume-Uni a diminué de 12 % entre avril 2025 et mars 2026 par rapport à la même période l’année précédente, atteignant 94 000 personnes, d’après les données du Home Office publiées en mai.
