Thomas Rorive acquitté de viol, condamné pour voyeurisme et atteinte à l’intégrité sexuelle
Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné Thomas Rorive à 3 ans de prison, avec sursis pendant 5 ans, pour la prévention d’atteinte à l’intégrité sexuelle de deux femmes. L’ex-journaliste a été acquitté pour la prévention de viol en raison du fait que la plaignante a varié dans ses explications, parlant parfois de relation consentie et parfois de relation non consentie.
Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné Thomas Rorive à trois ans de prison, avec un sursis de cinq ans, pour la prévention d’atteinte à l’intégrité sexuelle de deux femmes. Il a également été reconnu coupable de voyeurisme par enregistrement.
Concernant l’accusation de viol, l’ancien journaliste a été acquitté en raison des variations dans les déclarations de la plaignante, qui a parfois évoqué une relation consentie et parfois une relation non consentie.
Thomas Rorive, ancien journaliste à la RTBF et licencié pour faute grave, faisait l’objet de poursuites pour un viol présumé et pour atteinte à l’intégrité sexuelle. Ces plaintes avaient été déposées par deux victimes distinctes, accompagnées d’autres éléments renforçant ces accusations.
Les faits remontaient, d’une part, à 2021, lors d’une fête du personnel de la RTBF qui s’était déroulée en dehors des locaux de la rédaction. Thomas Rorive était accusé d’avoir eu un geste déplacé envers l’une de ses collègues. Il avait été licencié pour faute grave par la RTBF quelques jours après, et l’employée victime des faits avait porté plainte.
Cette plainte avait révélé une autre, introduite quelques mois plus tôt par une jeune femme, qui l’accusait de viol au domicile de l’ex-journaliste.
Au cours de l’enquête, le juge d’instruction avait qualifié l’ex-journaliste de « prédateur sexuel ». Plusieurs témoignages de femmes, notamment rapportés par Le Soir, avaient mis en lumière un modus operandi similaire chez lui. De l’alcool aurait été proposé aux victimes, et certaines avaient mentionné que « quelque chose aurait été ajouté dans leur verre ». Des somnifères avaient été découverts au domicile de Thomas Rorive, et l’une des victimes présentait des traces d’un antidépresseur dans le sang.
Tout au long de l’enquête et du procès, Thomas Rorive a systématiquement nié les accusations portées contre lui.
Pour ces affaires, la procureure avait requis une peine de six ans et six mois de détention.
À l’approche de la fin du procès, Thomas Rorive avait présenté des images issues du système de vidéosurveillance installé chez lui, soutenant que celles-ci démontraient que la relation était consentie. Ces éléments avaient été ajoutés au dossier, entraînant une demande de peine supplémentaire de six mois pour voyeurisme, la victime présumée ayant été filmée à son insu.
La défense de Thomas Rorive avait plaidé pour son acquittement.
