Royaume-Uni : Calendrier de la succession de Keir Starmer ?
Keir Starmer a annoncé sa démission lundi après avoir perdu le soutien de son parti, et a demandé au Comité exécutif national du Parti travailliste d’établir un calendrier prévoyant l’ouverture des candidatures le 9 juillet et leur clôture le 16 juillet. En cas de vote entre les candidats, la prise de la direction du parti par un nouveau dirigeant aurait lieu avant la rentrée parlementaire du 1er septembre.
Le Premier ministre britannique démissionnaire, Keir Starmer, souhaite une « transition en douceur », mais comment cela va-t-il réellement se dérouler ? Selon les médias, deux personnalités du Parti travailliste envisagent de se présenter contre Andy Burnham, le grand favori pour succéder au chef du gouvernement. Keir Starmer, qui occupait le poste de Premier ministre depuis sa large victoire aux élections législatives de juillet 2024, a annoncé sa démission lundi après avoir perdu le soutien de son parti.
Au Royaume-Uni, le Premier ministre n’est pas élu directement par la population, mais est le chef du parti majoritaire à la Chambre des communes. Il incombe donc au Parti travailliste de désigner un nouveau leader, qui sera automatiquement le successeur de Keir Starmer. Quel sera le processus de succession et quel sera le calendrier ? Voici les détails.
Juillet en l’absence de concurrent
Lors de son discours de démission, Keir Starmer a déclaré qu’il demanderait au Comité exécutif national du Parti travailliste d’établir un calendrier pour l’ouverture des candidatures le 9 juillet, avec une clôture avant la pause estivale, le 16 juillet. « En cas d’élection, cela permettra de garantir la nomination d’un nouveau dirigeant avant la rentrée parlementaire en septembre », a-t-il précisé lundi matin devant le 10 Downing Street.
En l’absence de concurrent, Andy Burnham pourrait donc obtenir les clés du numéro 10 dès le 17 juillet, après une période de déclaration des candidatures allant du 9 au 16 juillet.
Septembre en cas de vote
Bien qu’Andy Burnham paraisse le favori, l’annonce d’un potentiel concurrent, l’ex-ministre de la Santé Wes Streeting, vient introduire un doute sur le calendrier. Si un vote doit avoir lieu entre les deux candidats, la prise de direction par un nouveau leader n’interviendrait qu’avant la rentrée parlementaire du 1er septembre, selon Ouest France.
« Le Premier ministre souhaite une transition en douceur », a assurément affirmé le porte-parole de Keir Starmer. Ce dernier « a déclaré qu’il s’efforcerait » de faciliter cette transition au maximum, en apportant son soutien total à son successeur, d’après ses services.
Une compétition interne pourrait créer des divisions au sein du Parti travailliste, mais certains députés, comme Nadia Whittome, estiment qu’un scrutin renforcerait la légitimité du nouveau Premier ministre. Tout concurrent devra obtenir le soutien de 81 députés parmi les 403 siégeant au Parlement pour pouvoir se lancer dans la course.
