La Tunisie ne se qualifie pas après une défaite 4-0 contre le Japon.
Hervé Renard n’a pas réussi à se démarquer de Sabri Lamouchi, et son équipe a subi une défaite de 4-0 contre le Japon. La participation de l’équipe de Tunisie au mondial 2026 a été qualifiée de « catastrophique » et indigne, avec un seul but marqué et des statistiques indignes sur deux matches.
La gestion de Hervé Renard, l’entraîneur de la Tunisie, n’a pas porté ses fruits. La performance de l’équipe était décevante, et les joueurs ont semblé démoralisés, reproduisant les mêmes erreurs que lors de leur match contre la Suède.
Hervé Renard, en chemise blanche décontractée et visiblement agacé, n’a pas réussi à apporter de changement face au Japon. La Tunisie a subi une lourde défaite 4-0, tout comme avec son prédécesseur Sabri Lamouchi, qui avait également connu une humiliation. Renard a maintenu le système de jeu en 5-3-2 avec un changement de gardien, sans obtenir le résultat escompté. Il a également réutilisé le même axe défensif que Lamouchi en remplaçant Bronn par Ben Hmida à la mi-temps. Bien que Renard n’ait pas eu beaucoup de temps pour travailler, il n’a pas réussi à créer ce choc psychologique nécessaire auprès de ses joueurs. Loin de se décourager et à 4-0, il a fait entrer Khedhira et Achouri à la 89ème minute, ce qui laisse sans voix. Les messages du nouveau sélectionneur n’ont pas eu l’impact escompté, et le problème évoqué depuis des années demeure global.
Cette déroute face au Japon signifie que la Tunisie quitte la coupe du monde sans véritablement lutter pour la troisième place, se classant dernier après deux lourdes défaites. Cette situation est indigne, incroyable, insupportable et déshonorante, et peut être qualifiée de catastrophique pour cette participation au mondial 2026.
Alors que huit équipes parmi les meilleurs troisièmes peuvent passer, la Tunisie, avec ses deux lourdes défaites, prouve qu’elle n’a ni les joueurs ni les capacités nécessaires pour avancer. La stratégie de Hervé Renard, suggérée par Houcine Jenayah pour rediriger l’attention, est un échec. Ce qui est inquiétant, ce n’est pas seulement la défaite, mais le fait que l’équipe a marqué un seul but en deux matchs, et qu’hier, il n’y a eu qu’un tir cadré. L’équipe a montré un échec total dans son placement, dans l’occupation des espaces et dans les duels. En football, il existe des fondamentaux à respecter, et l’équipe tunisienne ne les a pas respectés. Cette prestation est sans doute la pire, mais il est vrai que celles de 2002 (avec Souayah), de 1998 (avec Kasperczak), de 2006 (avec Lemerre) et de 2018 (avec Nabil Maâloul) étaient également très faibles. En revanche, l’équipe de Jalel Kadri en 2022 avait obtenu 4 points, battu la France et quitté la compétition avec honneur.
Concernant la gestion du match d’hier, la décision de Renard de conserver une défense à trois et de l’aligner en 5-3-2 avec des joueurs comme Valéry et Abdi, plus adaptés à un rôle de latéraux, a surpris. Beaucoup pensaient qu’il opterait pour un système en 4-3-3 avec un attaquant de pointe capable de peser sur la défense japonaise. Au lieu de cela, il a de nouveau choisi Saaâd comme faux attaquant, avec Dahmane dans les buts et des changements semblables à ceux de Lamouchi. Le même plan, ayant échoué contre la Suède, a été reproduit. Renard, visiblement déstabilisé, semblait en proie à l’impuissance collective que dégageaient ses joueurs. Son conservatisme n’a pas fonctionné et les messages de motivation qu’il avait envoyés n’ont pas suscité de réaction chez les joueurs.
Avec des statistiques désastreuses en deux matchs, il est évident que l’équipe de Tunisie ne dispose pas de grands joueurs capables de s’imposer et de jouer sans complexes, à l’instar d’autres équipes africaines. Les joueurs ont été médiocres, passifs dans les duels au milieu de terrain, perdus en défense et en duels aériens, et le gardien n’a pas su peser sur le match. Les Japonais ont joué avec détermination, tandis que les Tunisiens semblaient désorientés et dénués de cœur. Pas besoin d’approfondir des explications tactiques pour un match où l’équipe n’a pas été présente. Leur performance humiliante est le résultat d’une trahison du football tunisien par ses joueurs et dirigeants depuis des décennies. Il est encore temps de saluer l’équipe mémorable de 1978, qui n’a jamais été égalée, composée de véritables joueurs, patriotes ayant ouvert la voie à l’Afrique en Coupe du monde. Hier, Mejbri et ses coéquipiers ont déshonoré ce maillot, tandis qu’un bureau fédéral coupable persiste dans son inaction. Cette participation au mondial 2026 restera une plaie ouverte pendant de nombreuses années.
