Élection de Slim Laghmani à la TIDM : Tunisien reconnu sur scène juridique internationale
Le professeur Slim Laghmani a été élu juge au Tribunal international du droit de la mer (Tidm) pour le mandat 2026-2035, lors de la 36e réunion des États parties à la convention sur le droit de la mer qui s’est tenue à New York. Les juges ont été élus pour un mandat de neuf ans commençant le 1er octobre 2026, et Slim Laghmani fait partie des sept juges élus dont la nomination a été officialisée le 18 juin 2026.
Le professeur Slim Laghmani a été élu juge au Tribunal international du droit de la mer (Tidm) pour le mandat 2026-2035. Cette élection, remportée dès le premier tour à New York, représente une avancée significative pour la présence tunisienne au sein des institutions judiciaires internationales.
C’est au siège des Nations unies à New York, lors de la 36e réunion des États parties à la convention sur le droit de la mer, que le juriste tunisien a obtenu sa victoire. Fait notable, il a été plébiscité dès le premier tour, ce qui témoigne de la force de sa candidature et du respect dont il bénéficie à l’échelle internationale.
Cette élection illustre une fois de plus la capacité des compétences tunisiennes à s’imposer dans les institutions internationales les plus prestigieuses. Elle couronne le parcours exceptionnel d’un homme de loi. Avec son accession à cette haute juridiction basée à Hambourg, le professeur Laghmani ne fait pas seulement honneur au drapeau tunisien, mais il porte également la voix de la rigueur juridique et du droit international face aux défis maritimes majeurs à venir.
Avant même sa candidature au Tidm, Slim Laghmani avait été désigné, sur recommandation du Président de la République, pour représenter la Tunisie devant la Cour internationale de justice (CIJ) lors des audiences consultatives concernant la question palestinienne. Ce choix témoigne de la reconnaissance de ses compétences en droit international.
En effet, le 23 février 2024, le professeur de droit international a plaidé à la CIJ pour défendre les droits du peuple palestinien, lors d’une intervention marquante, alors que l’ONU demandait un avis juridique sur les conséquences de l’occupation israélienne et sur les violations des droits humains en Palestine.
L’élection du professeur Slim Laghmani, qui coïncide avec la célébration par la diplomatie tunisienne du 70e anniversaire de la création du ministère des Affaires étrangères, témoigne de la confiance dont disposent la Tunisie ainsi que ses compétences académiques et juridiques au sein de la communauté internationale. Elle souligne également le mérite de Laghmani, reconnu comme l’un des spécialistes les plus éminents du droit international public et du droit de la mer au niveau régional et international, a commenté le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Ce succès résulte d’efforts diplomatiques soutenus et continus menés par le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, suivant les orientations du Président de la République. Ces efforts ont débuté par l’obtention du soutien de l’Union africaine à la candidature tunisienne, suivie de nombreuses consultations bilatérales entre le ministre des Affaires étrangères et ses homologues des États parties.
Un important travail a été effectué en coulisses. Le ministère souligne l’intensité du travail réalisé par la Mission permanente de la Tunisie auprès des Nations unies à New York et celle auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba, notamment par l’organisation de rencontres entre le candidat et les représentants des États lors de ses visites à New York et à Addis-Abeba. Les contributions des différentes structures du ministère, ainsi que celles des ambassades de la République Tunisienne, ont également été essentielles pour mobiliser un large soutien en faveur de cette candidature.
En somme, ce succès est le résultat d’une dynamique collective et d’un effort de fond. La synergie entre l’excellence académique du professeur Laghmani et les efforts stratégiques de la diplomatie tunisienne démontre que les compétences du pays peuvent s’imposer avec respect sur la scène internationale.
Cette élection est particulièrement significative car elle renforce la représentation du continent africain et du monde arabe au sein du Tribunal international du droit de la mer. Elle assure également la présence de compétences juridiques africaines et arabes dans une des principales juridictions chargées de l’application de la convention des Nations unies sur le droit de la mer et du développement de la jurisprudence internationale dans ce domaine crucial.
Le ministère des Affaires étrangères a précisé que cette candidature s’inscrit dans l’engagement constant de la Tunisie pour le respect du droit international, le renforcement de l’État de droit et le règlement pacifique des différends. Ce nouveau succès de la diplomatie tunisienne confirme la position de la Tunisie comme partenaire actif et digne de confiance dans les efforts internationaux pour promouvoir une gouvernance efficace des espaces maritimes et renforcer le respect du droit international.
Le Tribunal international du droit de la mer (Tidm) est un organe judiciaire indépendant créé par la convention des Nations unies sur le droit de la mer en 1982. Il est compétent pour tous les différends relatifs à l’interprétation ou à l’application de cette convention, y compris des questions de délimitation de zones maritimes, de navigation, de gestion des ressources marines, de protection du milieu marin et de recherche scientifique marine.
Sept membres du Tidm ont été élus le 18 juin 2026 lors de la trenta-sixième réunion des États parties à la convention des Nations unies sur le droit de la mer. Les juges Kolodkin (Fédération de Russie) et Lijnzaad (Pays-Bas) ont été réélus, tandis que Mme Sylvia Ama Adusu (Ghana), M. George Rodrigo Bandeira Galindo (Brésil), M. Slim Laghmani (Tunisie), Mme Lan-Anh Thi Nguyen (Viet Nam) et M. Bimal N. Patel (Inde) ont été nouvellement élus.
Les juges ont un mandat de neuf ans commençant le 1er octobre 2026. Des élections sont organisées tous les trois ans lors des réunions des États parties pour élire un tiers des juges, qui sont élus par scrutin secret et peuvent être réélus.
Ce nouveau mandat, débutant le 1er octobre 2026, ouvre un nouveau chapitre tant pour le Tidm que pour le professeur Slim Laghmani. Avec les six autres magistrats récemment élus ou reconduits à New York, le juriste tunisien s’apprête à inscrire son nom ainsi que celui de son pays dans l’histoire de la jurisprudence maritime mondiale. Une fierté nationale qui s’étend bien au-delà des frontières tunisiennes.
