Présidentielle 2027 : Retailleau et Boualem Sansal pour « remettre la France à l’endroit »
Bruno Retailleau a affirmé samedi au Parc floral à Paris, devant plusieurs milliers de personnes, qu’il allait relever la France et la remettre à l’endroit. Il a dénoncé le « mépris du peuple français » de la part de la macronie et a critiqué Jean-Luc Mélenchon en affirmant que « La Nouvelle France » défendue par La France insoumise est « un nouvel antisémitisme qui s’abreuve aux sources de l’islamo-gauchisme ».
« Nous allons relever la France. Nous allons la remettre à l’endroit », a déclaré samedi le président des Républicains, Bruno Retailleau, lors d’un rassemblement au Parc floral de Paris, devant plusieurs milliers de personnes (6 000 selon les organisateurs) qui ont défié la chaleur pour l’applaudir en chantant « Bruno président ! », « on va gagner ».
Le candidat à l’Élysée, dont les sondages stagnent, a tenté de donner un nouvel élan à sa campagne présidentielle lors de ce premier meeting, se positionnant comme le défenseur des classes moyennes et des entreprises, tout en critiquant La France insoumise, avec la présence notable de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal assis au premier rang. « Après dix ans d’En marche, plus rien ne marche », a immédiatement lancé le candidat, cherchant à minimiser les tensions internes au sein de son parti.
### Renaissance dans le viseur
Bruno Retailleau a dénoncé le « mépris du peuple français » provienant de la macronie, aspirant à incarner une rupture par rapport aux deux quinquennats du président actuel et à se positionner comme le candidat de la droite, face à Édouard Philippe (Horizons), qui le devance dans les sondages. « Je ne prétendrai jamais à être Jupiter », a-t-il assuré, en s’en prenant directement à Gabriel Attal, le candidat de Renaissance, dont il a critiqué les « slogans », en particulier « tu casses, tu répares », lancé lorsqu’il était Premier ministre. « Cette menace-là, c’est pour gronder les enfants qui ont fait des bêtises. Mais ça ne va pas effrayer les barbares auxquels nos policiers, nos gendarmes ont à faire », a-t-il déclaré.
Bruno Retailleau a également visé Jean-Luc Mélenchon en affirmant que la « Nouvelle France » défendue par La France insoumise est « un nouvel antisémitisme qui s’abreuve aux sources de l’islamo-gauchisme », alors que le leader insoumis a souhaité, sur X, que « la campagne présidentielle ne se résume pas à ce genre d’insultes ».
La présence de l’écrivain Boualem Sansal, qui a déclaré qu’il voterait « très probablement » pour lui, a aussi permis à Bruno Retailleau de marquer davantage ses distances avec la macronie. Alors qu’il avait tenté, sans succès, d’instaurer un « rapport de force » avec Alger pour obtenir la libération de Sansal lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, il a déclaré : « Il est plus qu’un symbole, puisqu’il est devenu une légende », en référence à son dernier livre, « La légende », publié chez Grasset. Il a également appelé à la libération du journaliste Christophe Gleize, toujours détenu en Algérie.
