L’unité pilote d’Oued Laya à Sousse triple sa production d’électricité.
Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a annoncé que la capacité de production d’électricité de l’unité pilote de valorisation énergétique à Oued Laya sera étendue pour alimenter près de 1 000 foyers. Actuellement, un citoyen tunisien génère chaque jour entre 800 grammes et 1 kilogramme de détritus, ce qui représente un volume annuel oscillant entre 3,3 et 4 millions de tonnes de déchets ménagers, dont 10 % sont constitués de plastiques hautement polluants pour les écosystèmes marins.
Énergie verte et gestion circulaire des déchets sont au cœur de la stratégie environnementale de la Tunisie. Lors d’une séance de travail consacrée aux résultats du programme international « TOUMALI », le ministre de l’Environnement a annoncé l’extension du projet destiné à alimenter 1 000 foyers. Parallèlement, 50 partenariats public-privé ont été établis pour reverdir le Sahel et valoriser les déchets touristiques.
Ce vendredi 19 juin 2026, lors d’une intervention sur Jawhara FM, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a présenté d’importantes ambitions pour la région du Sahel. « L’unité pilote de valorisation énergétique, située sur le site contrôlé de la décharge d’Oued Laya, à Sousse, s’apprête à atteindre un cap industriel significatif. Sa capacité de production d’électricité à partir des déchets sera élargie pour fournir de l’énergie à près de 1 000 foyers, contre 300 à 400 habitations actuellement », a-t-il déclaré.
Le ministre a également souligné une mobilisation territoriale sans précédent. Dans le gouvernorat de Sousse, 50 conventions de partenariat ont été formellement signées avec des hôteliers et des dirigeants d’entreprises locales. Ces accords ont pour but d’externaliser et d’optimiser l’aménagement paysager des ronds-points, des intersections routières et des espaces verts de la région. Habib Abid a décrit cette synergie comme un modèle de développement à reproduire, en insistant sur sa parfaite intégration dans l’initiative d’embellissement du Sahel et de nettoyage des plages.
L’objectif est d’atteindre zéro déchet plastique dans les zones touristiques. Le projet « TOUMALI », soutenu par le ministère en partenariat avec l’Allemagne et la Direction régionale du tourisme, ainsi que le tissu associatif, cible la pollution littorale. Sa mission est de cartographier et d’analyser précisément les types de déchets produits par les complexes hôteliers, les cafés et les restaurants, pour structurer une filière de recyclage et de valorisation efficace. Actuellement géré par la municipalité de Hammam Sousse, le projet envisage de créer une société commerciale dédiée pour garantir son exploitation à long terme.
« Ce virage vers l’économie verte s’inscrit dans un contexte d’urgence écologique nationale », a affirmé le ministre. Il a rappelé que chaque citoyen tunisien génère chaque jour entre 800 grammes et 1 kilogramme de déchets. « À l’échelle nationale, cela représente un volume annuel colossal de 3,3 à 4 millions de tonnes de déchets ménagers, dont 10 % sont constitués de plastiques particulièrement polluants pour les écosystèmes marins », a-t-il ajouté.
