
La Tunisie et la FAO s’unissent contre le criquet pèlerin.
Le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, a tenu une réunion de crise le mercredi 17 juin 2026 avec Nabil Assef, représentant résident de la FAO en Tunisie, et Lamine Hamouni, secrétaire exécutif de la CLCPRO. Les discussions se sont concentrées sur la cartographie des mouvements récents des essaims dans la zone subsaharienne et sahélienne, ainsi que l’évaluation de leur potentiel de reproduction.
La surveillance des frontières agricoles en Tunisie se renforce. Alors que des risques de flux migratoires sont observés dans la région occidentale, le ministère de l’Agriculture et les experts de l’ONU mettent en place un plan de contingence basé sur l’alerte précoce pour garantir la sécurité alimentaire.
Face à la menace que représente le criquet pèlerin pour l’Afrique du Nord, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a convoqué ce mercredi 17 juin 2026 une réunion de crise de haut niveau. Cette séance a rassemblé Nabil Assef, représentant résident de la FAO en Tunisie, et Lamine Hamouni, secrétaire exécutif de la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO), sous la supervision technique de la Direction générale de la santé végétale. Le mot d’ordre : anticipation !
L’objectif de ce sommet est de prévoir différents scénarios de crise. Les échanges ont porté sur la cartographie des récents déplacements des essaims dans la zone subsaharienne et sahélienne, l’évaluation de leur potentiel de reproduction, ainsi que l’examen des stocks de sécurité logistiques et des unités d’épandage en Tunisie.
Les experts de l’ONU ont fourni les dernières données satellitaires et les relevés de terrain, permettant d’identifier les trajets probables de ce fléau dévastateur pour les cultures.
La réponse internationale a été rapide : le représentant de la FAO a confirmé l’engagement ferme de l’organisation des Nations Unies à soutenir le plan de riposte tunisien. Cette assistance inclura des aides technologiques avancées, le partage en temps réel de données bioclimatiques et la formation accélérée des ingénieurs agronomes locaux. Ce dispositif d’urgence vise à renforcer le système d’alerte précoce et d’intervention rapide, essentiel pour intercepter les essaims avant qu’ils n’endommagent les exploitations agricoles et n’épuisent les ressources naturelles du pays.
Le ministre a salué la réactivité de ce partenariat transfrontalier, soulignant l’efficacité des protocoles conjoints appliqués en 2025 pour gérer les alertes précoces. Toutefois, Ezzeddine Ben Cheikh a insisté sur la nécessité de rester vigilant. Il a appelé à une coordination transfrontalière accrue avec les pays voisins dans la région occidentale et à un renforcement de la surveillance des zones de ponte potentielles. Pour le ministre de l’Agriculture, il s’agit d’un enjeu crucial : « une préparation minutieuse dès à présent est l’unique garantie pour repousser les vagues migratoires traditionnelles de l’automne et du printemps prochains, et préserver ainsi la souveraineté alimentaire de la Tunisie ».
