Belgique : la directive sur la transparence salariale ne plaît pas en Arizona
La Belgique a sollicité auprès de la Commission européenne une suspension de six mois du délai d’infraction et a posé des questions pour obtenir des éclaircissements sur divers points, notamment la protection de la vie privée. Anja Vanrobaeys (Vooruit) a souligné que « les femmes gagnent 7% de moins que les hommes, et chez les ouvriers, cet écart atteint 20% ».

Tensions entre travailleurs
La Belgique a fait une demande à la Commission européenne pour obtenir une suspension de six mois du délai d’infraction. Elle a formulé des questions pour obtenir des précisions sur plusieurs points, notamment concernant la protection de la vie privée. Le ministre a évité tout jugement mais a souligné que la Belgique figure parmi les meilleurs élèves européens en matière d’égalité salariale.
Au sein de la majorité, Axel Ronse (N-VA) a exprimé son opinion négative sur ce texte européen. Il a déclaré qu’il engendrerait des complications administratives pour les entreprises et des tensions lorsqu’il sera constaté que certains travailleurs sont mieux payés que d’autres.
Les femmes gagnent moins
Il est nécessaire de garantir une mise en œuvre réaliste, admet Anja Vanrobaeys (Vooruit). « Mais les chiffres ne mentent pas« , a-t-elle insisté. « Les femmes gagnent 7% de moins que les hommes, et chez les ouvriers, cet écart atteint 20%« . Ce report ne doit pas se transformer en abandon, a-t-elle prévenu. « Je n’entends que des voix hostiles. Ceux qui croient à l’égalité de rémunération pour un travail égal n’ont rien à craindre« .
Également au sein de la majorité, Anne Pirson (Les Engagés) souligne que le texte fait désormais partie de l’ordre juridique européen et que la Belgique est obligée de le transposer, a-t-elle noté.
