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Donald Trump annonce au G7 qu’Ormuz sera ouvert vendredi.

Le président américain ne rendra pas public le texte de l’accord avant le dîner d’ouverture ce lundi soir avec les dirigeants des autres membres du G7. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé lundi que l’Union européenne ne pourra envisager de lever ses sanctions à l’encontre de l’Iran que si le pays modifie son comportement.


Alors que le texte de l’accord n’a pas été rendu public, le président américain est attendu par ses homologues pour détailler les éléments du texte lors du dîner d’ouverture prévu ce lundi soir avec les dirigeants des autres membres du G7, puis mardi en présence des dirigeants de l’Égypte, des Émirats arabes unis et du Qatar.

Donald Trump a atterri à Genève avant de rejoindre Évian à bord de son hélicoptère. Il est accompagné, entre autres, de son chef de la diplomatie Marco Rubio et de son ministre des Finances Scott Bessent.

Il a été précédé par le Premier ministre britannique Keir Starmer et son homologue canadien Mark Carney. Les Premières ministres italienne Giorgia Meloni et japonaise Sanae Takaichi sont attendues plus tard, ainsi que le chancelier Friedrich Merz.

L’agenda du sommet sur les rives du lac Léman, déjà perturbé par l’accord Washington-Téhéran conclu la veille, dépendra largement de l’imprévisibilité du président américain, qui a déjà rencontré le président français Emmanuel Macron.

Avant son arrivée en France, Donald Trump, plus déterminé que jamais à défendre les intérêts des États-Unis, a menacé d’imposer des droits de douane sur le vin français si Paris ne levait pas une taxe sur les revenus des grandes entreprises technologiques, dont Apple, Google et Meta. Cela a suscité une réponse ferme de son hôte français, désireux de le ménager pour qu’il reste « jusqu’à la fin », mercredi.

Donald Trump a déclaré peu après son arrivée à Évian que le détroit d’Ormuz, essentiel pour le commerce mondial du pétrole, serait « complètement ouvert » vendredi.

Si Emmanuel Macron a salué l’accord, il a proposé de lancer au plus vite la mission internationale préparée par Londres et Paris pour sécuriser le détroit d’Ormuz, afin que sa réouverture « puisse se faire de manière pacifique et qu’elle dure ».

Le porte-avions français Charles-de-Gaulle « peut être déployé dans deux ou trois jours » dans la zone, dès qu’un feu vert sera donné par les Américains et les Iraniens, a ajouté le président français dans une interview à la chaîne TF1. La France a la possibilité d’avoir « dès demain » des chasseurs sur place « pour des premières missions de surveillance » ainsi qu’une frégate.

Donald Trump a toutefois affirmé ne pas avoir « besoin de beaucoup d’aide » internationale pour rouvrir le détroit d’Ormuz, après la conclusion d’un accord avec l’Iran.

Emmanuel Macron a également insisté sur le fait qu’il ne fallait « pas de péage » iranien pour le passage d’Ormuz, selon le « droit international », afin d’éviter une nouvelle hausse des prix, alors que l’incertitude persiste à ce sujet. Selon Donald Trump, des navires « commençaient à sortir » lundi du détroit d’Ormuz, selon un message posté sur son réseau Truth Social.

L’Union européenne ne pourra envisager de lever ses sanctions contre l’Iran que si le pays modifie son comportement, a affirmé lundi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à son arrivée à une réunion du G7 à Évian.

Depuis Téhéran, le ministère iranien des Affaires étrangères a souligné que l’Iran éprouve toujours une « profonde méfiance » envers les États-Unis, et que l’accord censé être signé vendredi à Genève ne constituerait « qu’une étape pour réduire les tensions et mettre fin à la guerre ».

Donald Trump a jugé qu’il était « peut-être » possible de « faire quelque chose » au sujet de la guerre en Ukraine, assurant que ses homologues russe et ukrainien, avec qui il a parlé dimanche, y étaient « ouverts ». Cependant, il n’est pas dit pour l’heure que le milliardaire, pressé de se concentrer sur la situation au Moyen-Orient, sera réceptif à l’appel de Volodymyr Zelensky d’adresser une « réponse décisive » à Moscou après de nouvelles attaques russes qui ont causé au moins neuf morts et incendié une cathédrale historique à Kiev.

Le président américain participera mardi à une session avec son homologue ukrainien, avec qui il entretient une relation houleuse. Emmanuel Macron ainsi que ses homologues européens et canadien réitéreront la nécessité de soutenir l’Ukraine et d’augmenter la pression via de nouvelles sanctions sur la Russie pour l’inciter à négocier. Les Européens espèrent quant à eux participer aux négociations.

Le président ukrainien a indiqué qu’il avait proposé de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine lors du G7 en France, mais que la Russie « n’est pas prête » à négocier.