Belgique

Sommet du G7 à Evian : violences des « No-G7 », Tesla brûlée, vitrines cassées.

Les manifestants protestent contre le G7, symbole selon eux de la concentration des pouvoirs politiques et économiques. La police a avancé le chiffre de 7.000 participants au départ de la marche, tandis que la coalition No G7 a déclaré que la manifestation a rassemblé environ 20.000 personnes.


Les manifestants expriment leur opposition au G7, qu’ils considèrent comme un symbole de la concentration des pouvoirs politiques et économiques. La semaine passée, Elon Musk, propriétaire de Tesla et ancien conseiller du président américain Donald Trump, a été couronné premier trillionnaire du monde, renforçant l’idée d’une augmentation des inégalités à l’échelle mondiale.

Dimanche, des manifestants ont incendié une voiture de la marque Tesla. En plus d’avoir brisé les vitrines d’une banque, certains ont lancé des pierres sur un immeuble de télécommunications de l’ONU et des fusées éclairantes. D’autres ont ciblé les forces de l’ordre avec des bouteilles, des pierres et des morceaux de ciment, poussant les autorités à riposter avec des grenades lacrymogènes. Plusieurs bâtiments, dont ceux de PricewaterhouseCoopers et le siège de l’Union internationale des télécommunications (UIT), ont également été attaqués.

Ces affrontements ont eu lieu après un défilé qui s’est déroulé de manière pacifique. La coalition « No-G7 », qui regroupe environ soixante organisations, a divisé le cortège en plusieurs blocs, tels que féministes, pro-palestiniens, révolutionnaires et syndicalistes. Selon la coalition, environ 20.000 personnes ont participé à la manifestation, tandis que la police a évalué le nombre de participants à 7.000.

À la fin du défilé, une « voiture-balai » arborait une poupée géante représentant Donald Trump, tenant un cocktail cubain, accompagnée d’une araignée israélienne.

Le 14 juin a été choisi en raison de la grève féministe, une journée annuelle de mobilisation contre les inégalités salariales et les violences sexistes, visant à offrir une « riposte internationaliste » aux politiques du G7 et à dénoncer « le fascisme et l’impérialisme ».

Les autorités suisses, ayant autorisé la marche, ont pris des mesures de sécurité importantes pour éviter tout débordement et pour prévenir une répétition des violences de 2003, qui avaient causé d’importants dégâts.

Des manifestants ont également lancé des projectiles, dont des vélos, sur les forces de l’ordre, selon l’agence de presse suisse Keystone-ATS. Des explosions ont été entendues et divers actes de vandalisme, en particulier sur des banques, ont été signalés.

Un traumatisme persitant se fait sentir à Genève, où de nombreux commerçants se sont barricadés cette semaine, et où des panneaux de bois ont été installés sur de nombreuses vitrines, même dans des quartiers éloignés du parcours de la manifestation. Plusieurs événements et compétitions sportives ont été annulés, et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont pris des précautions pour faire face à un éventuel afflux de blessés, en installant des tentes à l’entrée de l’établissement.

Le sommet du G7 se tiendra à Évian de lundi à mercredi, la plupart des dirigeants devant arriver lundi à l’aéroport de Genève pour être transférés en France. La Suisse mobilise jusqu’à 4.000 militaires pour soutenir les forces de police, tandis que la France a annoncé le déploiement de près de 16.000 policiers, gendarmes, militaires, pompiers et gardes-frontières autour de la ville thermale.