Belgique

Incident violent à la prison de Gand : les syndicats s’alarment

Un agent pénitentiaire a été agressé par un détenu lors de la distribution des repas mercredi. Selon les syndicats, la prison de Gand accueille actuellement environ 160 personnes soumises à internement, alors que l’unité spécialisée est initialement prévue pour une trentaine seulement.


Cette décision fait suite à un incident survenu mercredi. Lors de la distribution des repas, un agent pénitentiaire a été agressé par un détenu. D’après les syndicats, il y a une augmentation des actes d’agression envers le personnel.

Les syndicats expliquent que cette alarme sociale a été déclenchée à cause de trois problèmes : la hausse des agressions contre le personnel, la surpopulation persistante avec un nombre structurellement élevé de détenus dormant à même le sol, et le nombre exceptionnellement élevé de personnes en internement à la prison de Gand. Ils estiment que cette combinaison entraîne de graves risques pour la sécurité et complique de plus en plus la tâche du personnel pour travailler de manière sûre et responsable.

Début 2023, la prison comptait 476 détenus, alors qu’elle ne dispose officiellement que de 299 places. De plus, il y a régulièrement des dizaines de prisonniers dormant à même le sol.

« La prison de Gand accueille un très grand nombre de personnes soumises à internement« , et « celles-ci n’ont en réalité pas leur place ici« , déclare M. Blancke. Il précise que la prison accueille actuellement environ 160 de ces personnes, alors que l’unité spécialisée était à l’origine prévue pour une trentaine seulement.

Pour l’instant, aucune grève n’est prévue. Les syndicats préfèrent attendre l’issue des discussions, mais n’excluent pas de prendre d’autres mesures si aucune solution n’est trouvée.