Mélanie Akkari dénonce le sexisme de Laurent Hacken sur l’usurpation de compte.
La vidéo publiée par l’humoriste Mélanie Akkari compte à cette heure 250.000 vues. En réaction à une chroniquer publiée sur son compte, le mandataire Engagés lui a envoyé : « Dommage d’être si bonne et si conne ».
La vidéo partagée par l’humoriste Mélanie Akkari a déjà recueilli 250.000 vues. Dans cette vidéo, elle dénonce un message privé reçu sur Instagram de Laurent Hacken, un responsable local de la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Lambert et vice-président de la STIB.
En réponse à une chronique qu’elle a publiée sur son compte, Hacken a écrit : « Dommage d’être si bonne et si conne« . L’humoriste a ensuite diffusé ce message sur son propre compte Instagram, qui compte 25.000 abonnés, en ajoutant le commentaire : « après, il a raison jsuis grave bonne« .
Concernant un cas de harcèlement sexiste similaire, l’avocat Alain Strowel a conseillé dans un article publié par notre rédaction qu’ »en général, il faut éviter de se faire justice soi-même« .
Sébastien Meuùs, chercheur en droit et intelligence artificielle à l’ULB et associé au laboratoire de cyberjustice de l’Université de Montréal, souligne que « se défendre publiquement n’est pas interdit en soi, mais republier le nom, le pseudo et la photo d’un harceleur sur Instagram n’est pas juridiquement neutre, surtout pour des messages privés« .
Il recommande d’adopter une approche prudente : « la position la plus solide consiste à documenter les faits sans identifier davantage que nécessaire : captures intégrales pour la police, l’avocat ou la plateforme, et éventuellement une version anonymisée si l’on désire témoigner publiquement« , explique le doctorant.
Les experts affirment qu’il est toujours préférable d’opter pour des démarches légales. « En Belgique, la voie la plus sécurisée consiste à conserver les preuves, signaler la plateforme, la police, Unia si nécessaire, et n’alerter l’employeur qu’avec mesure, de manière ciblée et factuelle. »

