Guerre en Ukraine : la Russie libère plus vite des soldats ukrainiens que des civils.
Selon les estimations des défenseurs des droits humains ukrainiens, plus de 16.000 civils seraient emprisonnés dans les geôles russes. L’ONU a identifié plus de 160 lieux de détention dans les territoires occupés, allant de prisons officielles à des caves transformées en lieu de captivité.
Selon les défenseurs des droits humains en Ukraine, plus de 16.000 civils se trouveraient détenus dans les prisons russes. La Russie contrôle actuellement 20% du territoire ukrainien, et ce sont principalement dans ces zones occupées que les civils sont arrêtés. Parfois, les autorités russes incarcèrent sans fournir de justification. L’objectif semble être de réduire toute forme de résistance ukrainienne et de soumettre les populations des territoires occupés.
L’histoire des civils ukrainiens emprisonnés dans ce conflit est marquée par un quasi « black-out ». Les rares informations disponibles concernant ces détentions proviennent d’environ 400 personnes qui ont pu être libérées. Les lieux de détention connus se trouvent soit dans les territoires occupés, soit en Russie. De plus, les autorités russes modifient fréquemment les lieux de détention des civils, rendant leur localisation difficile pour leurs proches qui tentent désespérément de les retrouver. Cette opacité complique également le travail des ONG cherchant à enquêter à distance depuis l’Ukraine.
Des échanges de soldats prisonniers ont souvent lieu entre la Russie et l’Ukraine, comme le dernier en date, survenu il y a cinq jours, impliquant 185 soldats de chaque camp. En revanche, il en va différemment pour les civils. La distinction réside dans les cadres réglementaires existants. Bien que souvent ignoré, le cadre des Conventions de Genève permet l’échange de soldats faits prisonniers, alors qu’il n’existe aucune disposition pour les civils. Par ailleurs, l’Ukraine n’est pas en mesure de proposer à la Russie d’échanger des civils russes, car elle ne détient pas de tels prisonniers. Ainsi, la libération d’un civil ukrainien dépend exclusivement de la volonté de la Russie.
L’ONU a identifié plus de 160 lieux de détention dans les territoires occupés, allant de prisons officielles à des caves réaménagées pour la captivité.

