Algérie

Système LMD : changement significatif pour l’accès à la Licence et au Master

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a fixé, par l’arrêté ministériel n°1165 du 4 octobre 2025, de nouvelles modalités pour l’obtention des diplômes de Licence et de Master. Pour obtenir la Licence, il est impératif de valider 180 crédits, tandis que pour le Master, 120 crédits doivent être validés, sans possibilité de compensation entre le troisième et le quatrième semestre.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vient de définir la nouvelle orientation pour la progression pédagogique et l’obtention des diplômes de Licence et de Master. Selon l’arrêté ministériel n°1165 du 4 octobre 2025, cette réglementation précise strictement l’utilisation des crédits capitalisables.

En officialisant les nouvelles modalités de transition et de diplomation dans le système LMD (Licence-Master-Doctorat), le ministère établit un cadre rigoureux visant à renforcer la valeur des diplômes académiques. Dorénavant, le décompte des crédits est le seul critère déterminant pour le parcours de l’étudiant.

Licence : Fluidité traditionnelle et rigueur des « dettes »

Pour passer de la première à la deuxième année de Licence, l’étudiant doit valider la totalité des 60 crédits réglementaires. Cependant, une option appelée « progression avec dettes » est maintenue : un minimum de 30 crédits cumulés est requis, à condition d’avoir validé au moins 10 crédits par semestre.

L’accès à la troisième année (L3), dernière étape du premier cycle, devient plus complexe. Pour le passage traditionnel, il faut un total de 120 crédits, tandis que la transition conditionnelle nécessite un minimum de 90 crédits.

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Une nuance importante est introduite : l’étudiant doit avoir validé 60 crédits sur l’une des deux années précédentes, tout en ayant complété toutes les unités d’enseignement « fondamentales » de l’autre année.

Master : Niveau supérieur sans tolérance pour les erreurs

Le second cycle universitaire, plus sélectif, suit une logique similaire mais plus stricte. Pour passer du Master 1 au Master 2, un total de 60 crédits est nécessaire. Les étudiants en difficulté peuvent continuer avec des dettes s’ils justifient d’au moins 45 crédits, avec la validation complète des unités d’enseignement fondamentales.

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Cependant, la grande innovation qui suscite des mécontentements dans les facultés concerne la compensation. Le législateur a été clair : aucune forme de compensation entre le troisième et le quatrième semestre du cycle de Master ne sera acceptée. Cette décision impose aux étudiants de s’investir de manière égale et autonome dans chaque bloc pédagogique.

Le verdict de la diplomation : Zéro tolérance pour les dettes

Le diplôme de fin de cycle ne sera délivré qu’aux étudiants ayant validé l’ensemble du parcours. Le texte fixe un minimum absolu de 180 crédits pour obtenir la Licence et de 120 crédits pour le Master.

La directive ministérielle est sans ambiguïté : l’obtention du diplôme est strictement interdite pour tout étudiant ayant des dettes pédagogiques, même si le total général des points semble satisfaisant.

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