Guerre au Moyen-Orient : L’Iran ne frappe plus Israël après sa « sévère riposte »
Ce lundi, le pouvoir iranien a annoncé l’arrêt de ses frappes contre Israël après avoir tiré sur son ennemi à une trentaine de reprises depuis dimanche. Lors de la matinée, une puissante explosion a été entendue à Téhéran alors que plusieurs sites, dont des usines pétrochimiques, avaient été ciblés par les deux camps ennemis.
Il a affiché sa force, et cela semble lui suffire. Ce lundi, le gouvernement iranien a indiqué avoir mis fin à ses frappes contre Israël. Après avoir attaqué son adversaire à environ trente reprises depuis dimanche, le commandement des forces armées iraniennes a déclaré « la cessation de l’opération ». L’Iran souhaitait apparemment infliger une « sévère riposte » aux frappes israéliennes visant Beyrouth et le Liban. S’agit-il de la fin d’un embrasement qui faisait craindre le monde entier ? Rien n’est moins sûr. Cependant, les appels au calme lancés par de nombreux dirigeants, avec Donald Trump en tête, ont vraisemblablement contribué à un apaisement.
Ces tirs intenses étaient jugés comme « la pire escalade » depuis le fragile accord de cessez-le-feu conclu le 8 avril. Ce lundi, le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que son pays n’avait quitté « ni le champ de bataille ni la table des négociations ».
Donald Trump, qui a récemment exprimé ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, avait juste avant pris une position ferme. « Israël et l’Iran doivent immédiatement arrêter de tirer », a-t-il exhorté sur son réseau social.
Des écoles fermées et des alertes en Israël. Le président américain cherche une issue à un conflit très mal perçu aux États-Unis, à l’approche des élections de mi-mandat. Israël n’avait pas encore répondu aux déclarations des autorités iraniennes et américaines. Dans le pays, les sirènes ont retenti, entraînant la fermeture des établissements scolaires. Certains espaces aériens ont également été fermés. Le voisin irakien a annoncé la réouverture de son espace aérien lundi après-midi.
La situation reste explosive. Alors que des journalistes assistaient à une conférence de presse, une forte explosion a retenti dans la matinée à Téhéran. Plusieurs sites, y compris des usines pétrochimiques, avaient été visés par les deux camps adverses.
Cette reprise des hostilités « affectera » les négociations avec les États-Unis, bien que les pourparlers, menés par le médiateur pakistanais, se poursuivent, selon la diplomatie iranienne. Donald Trump a confirmé cette information, déplorant que le processus soit entravé par « l’ignorance ou la stupidité ». La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a regretté que le Moyen-Orient « n’ait pas besoin d’une escalade », tandis que Paris a appelé « toutes les parties à la retenue maximale ».
Les tirs des rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran, contre Israël ont également alimenté les tensions. Une interdiction de navigation en mer Rouge a été imposée aux navires israéliens. Dans ce contexte tendu, les prix du pétrole, déjà en forte hausse ces derniers mois en raison du blocage du détroit d’Ormuz, sont repartis à la hausse. Le contrôle du détroit d’Ormuz fait partie des discussions délicates entre les différents camps.

