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France : Le taux de passages aux urgences lié à la cocaïne a triplé depuis 2012

Entre 2012 et 2025, le nombre de passages aux urgences liés à la consommation de cocaïne a triplé, et en 2025, 73 % des passages concernaient des hommes. En 2025, la Bretagne a enregistré le plus fort taux de passages avec 61,4/100.000, suivie de la région PACA avec 55,9/100.000.

Entre 2012 et 2025, les passages aux urgences liés à la consommation de cocaïne ont triplé. Ce lundi, Santé publique France a publié un état des lieux alarmant sur la consommation de cocaïne dans l’Hexagone. La même tendance se retrouve dans les demandes adressées au dispositif Drogues Info Service.

Une main tient une paille de cocaïne au-dessus d'une ligne de fausse cocaïne à base de farine disposée sur l'écran d'un téléphone pour simuler une utilisation nasale à Lyon, en France, le 11 décembre 2025. (Photo de Matthieu Delaty/Hans Lucas via AFP)
Une main tient une paille de cocaïne au-dessus d’une ligne de fausse cocaïne à base de farine disposée sur l’écran d’un téléphone pour simuler une utilisation nasale à Lyon, en France, le 11 décembre 2025. (Photo de Matthieu Delaty/Hans Lucas via AFP) - M-Delaty

« Au cours de la même période, le nombre de consommateurs de cocaïne parmi les adultes en population générale ainsi que le nombre de décès directement liés à la consommation de cocaïne ont également triplé », précise l’agence nationale de santé publique. « Les passages aux urgences en lien avec la consommation de cocaïne sont principalement dus à une intoxication (66 %), un problème de dépendance (14 %) ou de sevrage (7 %) », ajoute l’agence.

Une hausse constante, plus marquée en 2025

L’étude, qui est basée sur les passages aux urgences en France (France hexagonale et DROM hors Martinique et Mayotte) entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2025 inclus, révèle une hausse constante entre 2012 et 2022 (hormis une stabilisation en 2019). Cette augmentation s’est poursuivie de manière plus marquée en 2023 (+ 38 % par rapport à 2022), s’est stabilisée en 2024, puis a repris en 2025 (+ 26 %).

Sur la période examinée, le taux d’hospitalisation suit cette tendance, enregistrant en 2025 une hausse de 22 % par rapport à 2024.

Majoritairement des hommes, de 20 à 39 ans

Entre 2012 et 2025, 73 % des passages concernaient des hommes (71 % en 2025) et l’âge médian était de 32 ans (33 ans en 2025). « Ce qui correspond aux profils habituellement observés parmi les personnes les plus consommatrices au sein de la population générale », souligne Santé publique France.

Sur la période abordée, 37,6 % des passages concernaient également la consommation d’une autre substance, principalement l’alcool (29 %), qui augmente tant la durée que la puissance des effets psychoactifs recherchés par les consommateurs, ainsi que la toxicité cardiaque.

Quelles régions sont les plus concernées ?

En 2025, la région avec le plus fort taux de passages est la Bretagne (61,4/100.000), suivie de la région PACA (55,9/100.000) et de la Guyane (52,0/100.000). « Entre 2024 et 2025, une reprise marquée du taux de passages est observée dans la majorité des régions, en particulier en Bretagne (+ 74 %), une stabilité est constatée dans les régions Pays-de-la-Loire, Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, tandis qu’une baisse est notée en Guyane et en Guadeloupe », rapporte Santé publique France.

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L’agence considère que les données des urgences sont pertinentes pour étudier l’impact de la consommation de cocaïne, en complément aux données hospitalières. Toutefois, elle nuance son rapport en précisant que « les personnes directement admises en unité de soins intensifs ou les décès par surdose intervenant en dehors du système de soins de santé ne font pas l’objet d’un passage aux urgences. »