Peugeot relance ses vélos électriques, inquiétudes persistantes sur le groupe.
Peugeot Cycles fera son retour pendant les 24 Heures du Mans, organisées du 10 au 14 juin 2026. La fabrication en série est prévue à partir d’octobre 2026, pour une commercialisation échelonnée entre fin 2026 et début 2027 selon les modèles.
Peugeot Cycles annonce son retour lors des 24 Heures du Mans, qui se dérouleront du 10 au 14 juin 2026, selon un communiqué de presse officiel. Le choix de cet événement est significatif pour une marque fondée en 1886, dont les vélos ont contribué à de nombreuses victoires sur le Tour de France au XXe siècle.
Cette nouvelle gamme comprendra des vélos électriques et musculaires, adaptés à divers usages : route, gravel, VTT, ville et longue distance.
Il est important de noter que Peugeot Cycles n’appartient pas directement à Stellantis, le groupe propriétaire de Peugeot. La marque opère sous licence, et le design ainsi que la production de cette nouvelle gamme seront gérés par le Groupe Rebirth, basé à Romilly-sur-Seine dans l’Aube. Cette usine est le site historique de Peugeot Cycles, ce qui signifie que la production des vélos reviendra à l’endroit où ils étaient autrefois assemblés.
La fabrication en série est attendue à partir d’octobre 2026, avec une mise en vente progressive entre fin 2026 et début 2027, en fonction des modèles. La distribution sera assurée par les réseaux Velo & Oxygen et Ovelo, également détenus par Rebirth. Pour les équipements, Peugeot et Rebirth ont opté pour Michelin pour les pneumatiques.
Rebirth, anciennement connu sous le nom d’Easybike, a fait du rachat de fabricants en difficulté sa spécialité, avec l’acquisition de marques telles que Solex, Matra, Lejeune, Coleen, Angell et plus récemment Cowboy. Bien que certaines marques de son catalogue soient prometteuses, le bilan industriel de l’entreprise est mitigé. Les nouvelles gammes mettent du temps à être lancées et la reprise du service après-vente pour certaines marques s’avère complexe. Le cas le plus notable concerne la version électrique du Solex, qui devait être lancée en 2023 mais n’est jamais sortie.
De plus, la situation à Saint-Lô est tendue, le groupe faisant face à une menace d’expulsion par l’agglomération en raison de loyers impayés et d’un litige fiscal. Grégory Trébaol, le dirigeant de Rebirth, a défendu l’entreprise face à ces défis.
L’ambiance auprès des clients n’est pas plus sereine : plusieurs propriétaires d’Angell signalent des problèmes techniques récurrents, avec des délais de réponse jugés trop longs.
En somme, le retour de Peugeot Cycles est une nouvelle encourageante. Toutefois, tant que Rebirth n’aura pas démontré sa capacité à respecter les délais de livraison et à fournir un service après-vente de qualité, il convient de rester prudent. Le rendez-vous est fixé pour fin 2026.

