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Téhéran attaque deux bases israéliennes, Tel-Aviv répond à Mahshahr.

Des explosions ont retenti à Téhéran ainsi qu’à Tabriz et Ispahan, alors que l’armée israélienne annonçait avoir bombardé « des cibles militaires appartenant au régime terroriste iranien dans l’ouest et le centre de l’Iran ». C’est la première fois que l’Iran tire des missiles contre Israël depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


Des explosions ont retenti à Téhéran ainsi qu’aux villes de Tabriz et Ispahan, selon l’annonce précoce de la télévision d’État lundi, tandis que l’armée israélienne révélait que son aviation avait bombardé « des cibles militaires appartenant au régime terroriste iranien dans l’ouest et le centre de l’Iran ». L’armée avait antérieurement averti qu’elle frapperait l’Iran « avec force » en réponse à des tirs de deux vagues de missiles vers Israël, que, selon elle, tous interceptés.

Téhéran a qualifié ces attaques de « vigilance », en représailles à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah, qui a fait deux morts et 20 blessés, malgré une trêve théoriquement établie entre le Liban et Israël, mais largement ignorée. Alors que les États-Unis tentent de dissocier les deux fronts, pour l’Iran, ils sont de fait liés. « Le régime terroriste iranien a commis une grave erreur en choisissant une nouvelle fois la voie du terrorisme », a mis en garde le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, dans une brève allocution télévisée.

C’est la première fois que l’Iran tire des missiles sur Israël depuis le cessez-le-feu du 8 avril. Cependant, les négociations entre Washington et Téhéran n’ont pas abouti depuis et les deux pays se sont déjà attaqués mutuellement à plusieurs reprises ces derniers jours autour du détroit d’Ormuz, sans perspective de résolution pour un conflit qui embrase le Moyen-Orient et impacte l’économie mondiale.

D’après le média Axios, Donald Trump a eu un entretien dimanche soir avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le but d’éviter une riposte israélienne et de protéger l’éventualité d’un accord avec Téhéran. Aucune déclaration officielle n’a été publiée.