Guerre au Moyen-Orient : l’Iran ne cesse d’attaquer Israël après des tirs sur Beyrouth
La frappe israélienne sur Beyrouth a causé deux morts et 20 blessés, selon le ministère libanais de la Santé. L’armée israélienne a indiqué avoir effectué une « frappe de précision » contre des centres de commandement de terroristes à Dahieh, en réponse aux tirs du Hezbollah.
La frappe israélienne sur Beyrouth a causé la mort de deux personnes et fait 20 blessés, parmi lesquels quatre enfants et quatre femmes, selon le ministère libanais de la Santé.
L’armée israélienne a déclaré avoir mené une « frappe contre des centres de commandement de terroristes dans le quartier de Dahieh à Beyrouth, en réponse aux tirs du Hezbollah vers le territoire israélien », dans un communiqué conjoint avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Elle a ajouté avoir effectué une « frappe de précision » sur l’un de ces centres. « Avant la frappe, des mesures ont été prises pour réduire les dommages causés aux civils, notamment l’utilisation de munitions de précision et la surveillance aérienne », précise-t-elle.
Ces frappes représentent les premières depuis le 28 mai dans cette région, dont une partie des habitants n’est toujours pas revenue, malgré l’arrêt des raids israéliens massifs en avril.
Plus tôt dans la journée, l’armée israélienne avait signalé que deux projectiles avaient été tirés du Liban vers Israël et avaient été interceptés.
Israël avait averti jeudi qu’il frapperait Beyrouth en cas d’attaques du Hezbollah sur son territoire.
L’armée israélienne a précisé qu’il ne s’agissait pas des premiers tirs vers Israël depuis l’annonce d’un cessez-le-feu, mercredi.
Dimanche soir, le Hezbollah a confirmé avoir frappé plusieurs cibles militaires dans le nord d’Israël « en réponse à la violation du cessez-le-feu par l’ennemi israélien ainsi qu’aux attaques sur des villages du sud du Liban ».
Un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé mercredi après une quatrième série de négociations entre le Liban et Israël à Washington, la trêve précédente, annoncée le 17 avril, n’ayant jamais été respectée.
L’armée israélienne a indiqué dimanche avoir été la cible de tirs iraniens pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril.
« Il y a peu de temps, l’armée a identifié des missiles tirés de l’Iran en direction du territoire de l’État d’Israël », selon un communiqué militaire.
Les sirènes d’alerte ont retenti dans diverses zones du nord et du centre d’Israël, y compris dans les villes de Haïfa, Césarée et Hadera, d’après les informations de l’armée.
Peu après son premier communiqué, un second a été diffusé, indiquant qu’un « nouveau barrage de missiles a été tiré vers l’État d’Israël ».
Toutes les écoles du pays ont été fermées en réponse à ces frappes. « Suite à l’évaluation de la situation, les activités éducatives ne peuvent pas se poursuivre », ont déclaré le ministère de l’Éducation et le Commandement du Front intérieur dans un communiqué commun.
Les forces armées iraniennes ont estimé dimanche qu’Israël avait « franchi toutes les lignes rouges » en attaquant Beyrouth, lui demandant de « cesser ses attaques » au Liban.
« Si elle étend ses attaques dans cette région ou réagit aux actions de l’Iran, elle subira des revers encore plus cuisants et des attaques destructrices seront lancées contre le régime et ses soutiens », a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes, dans un communiqué publié à la télévision.
Il n’a pas mentionné directement les deux vagues de missiles iraniens qu’Israël dit avoir reçues et interceptées ce dimanche soir.
La guerre, déclenchée par une offensive israélo-américaine contre Téhéran, a atteint son 100e jour ce dimanche.

