France

Bernadette Chirac, veuve de Jacques Chirac, est décédée à 93 ans.

Bernadette Chirac, veuve de l’ancien président de la République Jacques Chirac, est décédée vendredi soir à l’âge de 93 ans. Elle a été conseillère générale de Corrèze, département où elle a été élue sans discontinuer de 1979 à 2015.


Bernadette Chirac, veuve de l’ancien président de la République Jacques Chirac, est décédée vendredi soir à l’âge de 93 ans, a annoncé ce samedi à l’AFP sa fille, Claude Chirac. Née Bernadette Chodron de Courcel, elle « s’est éteinte dans la soirée, paisiblement, entourée des siens. Elle venait d’avoir 93 ans », le 18 mai dernier, a déclaré sa fille.

Elle a été la seule première dame à avoir exercé un mandat politique en son nom propre, celui de conseillère générale de Corrèze, département où elle a été élue sans interruption de 1979 à 2015.

Derrière Jacques Chirac dès Sciences Po

Épouse pendant plus de soixante ans de Jacques Chirac, restée longtemps dans l’ombre du « grand », elle a accompagné son époux tout au long de son parcours vers l’Élysée (ministères, Matignon, mairie de Paris, RPR) jusqu’à sa victoire à l’élection présidentielle de 1995, au troisième essai.

Née le 18 mai 1933 à Paris, elle a grandi dans une famille de diplomates du 16e arrondissement de la capitale. Élève de Sciences Po Paris, c’est dans cette grande école qu’elle a rencontré Jacques Chirac, qu’elle a épousé en 1956. « Elle est la femme de ma vie, nous avons tant accompli ensemble ! », disait d’elle Jacques Chirac dans ses Mémoires.

Une femme populaire

Durant le premier mandat présidentiel (1995-2002) de Jacques Chirac, elle a d’abord été reléguée au second plan. Elle a pourtant joué un rôle essentiel dans la réélection de son mari en 2002, devenant très populaire auprès des Français et la coqueluche des élus de droite, qui s’arrachaient son soutien aux municipales et aux législatives.

D’allure classique et bourgeoise, réputée beaucoup plus conservatrice que son mari, dotée d’un solide sens politique, celle qui avait acquis le surnom de « Bernie » avait mis en garde Jacques Chirac en 1997 contre le désastre d’une dissolution, reprochant au secrétaire général de l’Élysée de l’époque, Dominique de Villepin, d’être responsable, surnommé « Néron » en petit comité.