Tunisie : convocation d’un professeur dénonçant une fraude à un examen
La Fédération générale de l’enseignement secondaire a appelé, vendredi 5 juin 2026, à la suspension de toute procédure sécuritaire engagée contre un professeur du centre d’examen de l’Institut d’excellence d’Oum El Araies, dans le gouvernorat de Gafsa. Selon la même source, la convocation de ce professeur constitue un facteur de démotivation pour les enseignants surveillants et envoie, selon elle, un signal négatif susceptible d’affecter la crédibilité des examens nationaux.
La Fédération générale de l’enseignement secondaire a demandé, le vendredi 5 juin 2026, la suspension de toute procédure de sécurité engagée contre un professeur du centre d’examen de l’Institut d’excellence d’Oum El Araies, situé dans le gouvernorat de Gafsa, suite à sa convocation après la découverte d’un cas de fraude durant un examen.
D’après le syndicat, l’enseignant a été convoqué au poste de la garde nationale pour une enquête, à la suite d’une plainte qualifiée de “malveillante”, alors qu’il soutient avoir simplement rempli son devoir de surveillance en signalant une tentative de triche impliquant une élève.
Dans un communiqué, la Fédération a exprimé son inquiétude face à une situation qu’elle juge préoccupante, estimant que le traitement de l’enseignant démontre un manque de protection envers le personnel éducatif ainsi qu’une atteinte à l’intégrité des examens nationaux.
Le syndicat a également critiqué l’attitude des autorités compétentes, les accusant de ne pas fournir un encadrement adéquat aux enseignants chargés de la surveillance des épreuves.
En outre, la Fédération de l’enseignement secondaire a tenu le ministère de l’Éducation responsable de toute atteinte à la stabilité des examens nationaux. Elle a dénoncé une gestion jugée “improvisée” des dispositifs de lutte contre la fraude électronique, ainsi que l’incapacité à empêcher la répétition des fuites sur les réseaux sociaux durant les sessions du baccalauréat.
Toujours selon cette source, la convocation de ce professeur représente un facteur de démotivation pour les enseignants en surveillance et envoie un signal négatif pouvant nuire à la crédibilité des examens nationaux.
Enfin, la Fédération a réaffirmé sa volonté de défendre les droits et la dignité des enseignants, appelant à protéger les éducateurs dans l’exercice de leurs fonctions et à garantir le bon déroulement des examens.

