Tunisie

Secteur bancaire : Alerte sur des « 17 mois et demi de salaire » insuffisants

Sami Salhi, le secrétaire général de la Fédération des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance, a affirmé ce jeudi que le secteur bancaire est “le seul dans le pays à ne pas avoir bénéficié des augmentations salariales au titre de l’année 2025”. Selon lui, cette absence de réaction a contribué à accentuer les tensions sociales dans le secteur et à conduire à l’annonce d’un mouvement de grève.


Le secrétaire général de la Fédération des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance, Sami Salhi, a déclaré ce jeudi que le secteur bancaire est “le seul dans le pays à ne pas avoir bénéficié des augmentations salariales pour l’année 2025”, imputant cette situation aux dispositions fiscales présentes dans la loi de finances 2025, qu’il considère responsables d’une diminution directe des salaires.

Lors d’une interview accordée à Jawhara FM, Sami Salhi a précisé que le pouvoir d’achat des employés du secteur a subi une “nette détérioration”. Il a expliqué que “même si les salariés perçoivent officiellement 17 mois et demi de salaire, cela reste insuffisant pour répondre à leurs besoins quotidiens”, mentionnant également des conditions de travail difficiles, notamment une pression professionnelle importante et des contraintes qui limitent parfois la prise de jours de repos.

Le dialogue social est toujours bloqué. Le responsable syndical a en outre signalé que la fédération a tenté d’établir des canaux de dialogue avec le président du Conseil bancaire et financier depuis janvier 2024, sans obtenir de réponse jusqu’à présent. Selon lui, ce manque de réaction a exacerbé les tensions sociales dans le secteur et a conduit à l’annonce d’un mouvement de grève.

Sami Salhi a réaffirmé que la grève prévue les 23, 24 et 25 juin ne pourra être annulée que si le Conseil bancaire et financier accepte de participer aux négociations. Il a souligné l’importance d’engager un dialogue social réel pour répondre aux revendications professionnelles et salariales des employés du secteur.

Cette nouvelle déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les partenaires sociaux, en raison des revendications relatives aux salaires et à la fiscalité imposée au secteur bancaire et assurantiel.