À Bruxelles, le vélo passe de 1% à presque 10% en 20 ans.
En 2025, plus de 578.000 vélos ont été vendus en Belgique, ce qui représente près de 38.000 de plus qu’en 2024. À l’heure actuelle, Bruxelles propose un peu moins de 1100 kilomètres d’aménagements cyclables, ce qui correspond à 264 kilomètres de plus qu’en 2014.
Dans les années qui ont suivi la crise du coronavirus, le vélo a connu un franc succès. Les ventes ont ensuite légèrement chuté avant de rebondir en 2025. L’année dernière, plus de 578.000 vélos ont été écoulés en Belgique, ce qui représente près de 38.000 unités de plus qu’en 2024. Parmi ces ventes, un vélo sur deux est électrique.
La majorité des vélos a été vendue en Flandre, qui prévoit de développer 2800 km d’autoroutes à vélo (depuis 2014). Plus de 70 % de ce réseau est déjà opérationnel. En Wallonie, le réseau est moins développé, mais la Région espère achever son réseau cyclable structurant, destiné aux déplacements quotidiens, d’ici 2040.
Luc Goffinet, chargé de politique pour l’association Avello, souligne qu’il y a 20 ans à Bruxelles, seulement 1 % des habitants utilisaient le vélo ; aujourd’hui, ce chiffre approches 10 %. Il note que ce changement résulte principalement d’investissements dans les infrastructures.
À Bruxelles, l’objectif est de créer un réseau de voies 100 % cyclables d’ici 2030. Actuellement, tous réseaux confondus, Bruxelles compte environ 1100 kilomètres d’aménagements cyclables, soit 264 kilomètres de plus qu’en 2014. Cependant, un constat revient dans chaque sondage : « il n’existe pas assez d’infrastructures et il est dangereux de rouler à vélo », selon Luc Goffinet.
Il ajoute également que « en Wallonie, il y a 261 communes et beaucoup n’investissent pas pour le vélo. Au niveau de la Région, tout dépend du ministre que l’on a. Parfois nous avons plus de moyens, parfois moins. Mais nous avons un tel retard que les moyens actuellement sur la table ne suffiront pas ».
Goffinet mentionne que la réduction des vitesses à 30 km/h dans les quartiers en agglomération serait un levier efficace. À Farciennes, par exemple, la vitesse a été diminuée à 30 km/h pour améliorer la sécurité des cyclistes. Hugues Bayet, député fédéral et bourgmestre de Farciennes (PS), souligne qu’il y a maintenant une réelle volonté d’améliorer les transports à vélo.
Concernant les transports en commun, il n’est pas possible d’emmener son vélo dans un bus pour des raisons de sécurité et de capacité. Jean-Michel Soors, administrateur général chez LETC, recommande d’opter pour des boxes vélo aux arrêts afin de permettre aux usagers de sécuriser leur vélo pendant qu’ils prennent le transport en commun.
En revanche, les vélos sont autorisés dans les trains, mais un tarif est appliqué, s’élevant à 3 € par trajet (hors vélos pliables). Jean-Luc Crucke, ministre fédéral de la Mobilité (Les Engagés), indique que dans l’accord de gouvernement, la possibilité de rendre gratuit l’entrée du vélo dans le train est à l’étude.
Pour finir, pour limiter les trajets courts en autocar, l’ASBL Veloctobus a développé un concept novateur. Il s’agit d’un quadricycle électrique qui permet de transporter jusqu’à 8 enfants entre l’école et la piscine. David De Myttenaere, cofondateur de l’ASBL, signale qu’une phase de test est en cours, avec des trajets organisés depuis le 2 mars, et une autre phase de test à Bruxelles prévue pour juin.

