Tunisie

BAC 2026 à NABEUL : Calme et sérénité pour la première journée

Au total, 11.282 candidats ont participé aux épreuves écrites de la session principale du baccalauréat 2026, répartis sur 28 centres d’examen dans le gouvernorat de Nabeul. La première journée des épreuves écrites a débuté hier à 7h00 du matin, marquée par quatre heures de réflexion en philosophie.

Cette première journée ne se limitait pas seulement à une épreuve intellectuelle, mais représentait également un véritable test de résistance physique et de résilience nerveuse pour les 11.282 candidats (1.957 bacheliers en sciences informatiques, 1.542 en sciences expérimentales, 1.471 en lettres, 1.371 en sciences techniques, 524 en mathématiques, 59 en sport et 89 cas exceptionnels). Parmi eux, 9.155 provenaient du secteur public, 1.632 du secteur privé et 495 étaient candidats libres, répartis sur 28 centres d’examen dans le gouvernorat de Nabeul, observés attentivement par 4.700 surveillants mobilisés pour l’événement.

La Presse — Hier, le marathon des épreuves écrites de la session principale du baccalauréat 2026 a commencé, comme chaque année depuis 1891, par quatre heures dédiées à la réflexion philosophique sur des thèmes tels que le bonheur, la mondialisation, l’intention, le travail, et la problématique de l’identité et de l’altérité, ainsi que la liberté en lien avec la citoyenneté, selon les sections. Les candidats, qu’ils soient stressés, désabusés ou au contraire très confiants, ont tous fait face avec courage à cette première journée de travail, riche en réflexion et, peut-être avant tout, en émotions.

Dans le centre d’examen du lycée Mahmoud-Messaâdi de Nabeul, la première journée des épreuves écrites de philosophie s’est transformée en une véritable course contre la montre, marquée par la gestion du stress, l’ouverture des sujets officiels sous haute surveillance, l’interdiction de téléphones portables dans le centre et l’adaptation des candidats et surveillants aux conditions météorologiques, notamment à la forte chaleur et à l’humidité ambiante.

Tolérance zéro sur les téléphones portables

Dès 7h00 du matin, une tension palpable régnait devant le centre d’examen. Les lycéens se pressaient pour vérifier leur nom sur les listes d’affichage et pour trouver leur salle de composition. C’était le dernier moment de révision rapide, où les candidats feuilletaient une dernière fois leurs fiches à l’ombre des arbres. Les surveillants, tout comme les candidats, étaient privés de leurs smartphones et ont veillé au strict respect des règles afin d’éviter toute distraction ou tentative de fraude.

Des zones spécifiques pour le dépôt des effets personnels et des appareils électroniques avaient été aménagées à l’entrée de chaque centre, facilitant ainsi la lutte contre la fraude et évitant toute ambiguïté.

«Cette année, même les surveillants ne peuvent pas entrer dans les salles d’examen avec leurs téléphones portables. J’ai été chargée de réceptionner leurs appareils pour les placer dans une boîte à archives et les garder jusqu’à la fin des épreuves. Tout le monde est traité de la même manière. Les téléphones sont interdits !», a déclaré Mme Lamia Tabbana, fonctionnaire au lycée Mahmoud-Messaâdi de Nabeul.

La lutte contre la tricherie est effectivement une priorité du ministère de l’Education pour cette session. En s’appuyant sur les données du bac 2025, où le taux de fraude était d’environ 0,6%, les autorités ont mis en place un ensemble d’actions préventives et de mesures strictes pour éviter tout écart.

Le personnel encadrant les centres d’examen a ainsi reçu une formation spécifique pour détecter les tentatives de fraudes, en particulier celles impliquant des dispositifs électroniques et des gadgets technologiques de plus en plus sophistiqués, comme l’émergence inquiétante des agents conversationnels d’intelligence artificielle (chatbots comme ChatGPT ou autres applications) : téléphones portables, écouteurs discrets et lunettes connectées sont formellement prohibés dans les salles. Il est important de rappeler qu’un simple téléphone en possession d’un candidat, même éteint, est considéré comme une fraude avérée. Tolérance zéro !

Le bonheur et le travail séduisent

Le signal du début a été donné par la distribution des copies et des sujets de philosophie. Un silence s’est rapidement installé. Les candidats se sont lancés dans quatre heures de réflexion, mobilisant leurs connaissances. C’est souvent l’opportunité de choisir entre la dissertation et le commentaire de texte.

«Personnellement, j’ai choisi le sujet sur la mondialisation, contrairement à mes camarades qui ont préféré aborder la question du bonheur», a déclaré Ibrahim Drira, candidat au bac technique.

En revanche, Youssef Khadhar, Khalil Saïed et Eya Ben Arbia, tous candidats au bac lettres, avaient le choix entre trois sujets : l’intention, le travail et les valeurs (texte).

«Finalement, nous avons opté tous les trois pour le sujet du travail car c’est le thème le plus simple des trois et nous l’avons bien préparé durant la période de révision», a précisé Eya, qui envisage de faire carrière dans le droit des affaires.

Cet examen représentait non seulement un défi intellectuel mais également un test de résistance physique et de résilience nerveuse pour les 11.282 candidats (1.957 bac sciences informatiques, 1.542 bac sciences expérimentales, 1.471 bac lettres, 1.371 bac sciences techniques, 524 bac mathématiques, 59 bac sport et 89 cas exceptionnels), dont 9.155 issus du secteur public, 1.632 du secteur privé et 495 candidats libres, examinés dans 28 centres dans le gouvernorat de Nabeul, sous la surveillance attentive de 4.700 surveillants mobilisés pour l’événement.

Face à des températures parfois accablantes, le personnel, les enseignants et différents acteurs du commissariat régional à l’éducation de Nabeul ont redoublé d’efforts pour garantir que ce premier examen se déroule dans les meilleures conditions possibles. Malgré la pression et le stress du premier jour, la solidarité et l’entraide étaient palpables dans les couloirs et à la sortie des épreuves.