Des casseurs ne perturbent pas la manifestation pacifique à Namur.
Des élèves de Namur se sont réunis à 8 heures pour un cortège de manifestation contre les mesures du gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles concernant l’enseignement. La Police a procédé à 7 interpellations de jeunes et a constaté quelques dégâts, tandis que le climat est resté très tendu à cause de casseurs qui n’ont rien à voir avec le mouvement de contestation des étudiants namurois.
Des élèves de Namur avaient convenu de se retrouver à 8 heures pour un cortège de manifestation contre les mesures du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles concernant l’enseignement. Ils s’étaient organisés pour passer d’école en école dans la capitale namuroise avant de se diriger vers le Confluence et le Parlement wallon, avec pour objectif de revendiquer plus de moyens pour l’école. Combien étaient-ils ? Des centaines.
Les manifestants se sont rassemblés dans le calme. Toutefois, des groupes de casseurs se sont mêlés aux rangs, entraînant des dégradations, notamment des fenêtres d’établissements scolaires brisées et des dégâts sur un bus.
C’est à la Confluence que la situation a dégénéré, avec des groupes de casseurs devenant violents. Des échanges de coups ont eu lieu entre jeunes, et la police a procédé à des arrestations. Des feux d’artifice ont été tirés, et certains casseurs ont enflammé des bombes de déodorant lancées sur les étudiants pacifistes, provoquant des explosions en boules de feu. Aucun jeune étudiant n’a demandé cela.
L’autopompe des forces de l’ordre était présente sur place.
Dans ce contexte tendu, la Ville de Namur et la police namuroise ont lancé un appel au calme, encourageant tout le monde à poursuivre la mobilisation pacifiquement et à s’éloigner des casseurs. Les autorités ont également demandé aux parents des manifestants de prendre contact avec leurs enfants pour les inciter à rester éloignés des casseurs violents, pour leur propre sécurité.
Des jeunes dégoûtés par le tournant des événements ont donc quitté les lieux pour éviter de rester près des casseurs, qui avaient des motivations différentes de la manifestation pacifiste. Ces jeunes se déplacent maintenant en petits groupes dans Namur, avec des slogans, des cartables et des pancartes. D’autres sont retournés devant leurs écoles respectives pour porter leurs messages.
Le climat demeure très tendu à cause des casseurs, qui ne sont pas liés au mouvement de contestation des étudiants namurois.
Notre journaliste sur place a constaté qu’un peu avant 11 heures, une partie du cortège et des policiers avaient quitté le site du Grognon, à la confluence de la Sambre et de la Meuse. Vers 12h30, quelques groupes de jeunes étaient encore visibles près de la gare de Namur, et le calme semblait revenir. Il y a eu 7 interpellations de jeunes par la police et quelques dégâts.

