Le Parlement européen ne choisit plus Google mais opte pour Qwant.
Le Parlement européen abandonne Google comme moteur de recherche par défaut sur ses ordinateurs, et Qwant prendra sa place à partir du 4 juin 2026. Fondé en 2013 par Jean-Manuel Rozan et Éric Léandri, Qwant a été racheté par Octave Klaba en collaboration avec la Caisse des dépôts.

La souveraineté numérique est un sujet sérieux. Après avoir discuté d’une possible indépendance vis-à-vis des grands acteurs du numérique pour le cloud bruxellois, le Parlement européen a décidé de se séparer de Google comme moteur de recherche par défaut sur ses ordinateurs.
Selon Politico, Qwant prendra cette fonction à partir du 4 juin 2026, en cohérence avec les objectifs de souveraineté numérique que Bruxelles cherche à atteindre et pour mieux protéger les données personnelles des 720 députés et de leurs collaborateurs.
La réputation compliquée de Qwant
Le moteur de recherche sera préinstallé sur les version Firefox et Edge des appareils du Parlement, mais les utilisateurs auront la liberté de choisir d’autres options concurrentes. Néanmoins, officiellement, l’institution passera à « un moteur de recherche européen axé sur la vie privée ».
Cependant, il est important de noter que Qwant a longtemps reposé sur les résultats de recherche de Bing, et en reste encore partiellement dépendant, le moteur de recherche de Microsoft. Une panne de Bing en 2024 avait paralysé les fonctionnalités de recherche de Qwant. De plus, des controverses concernant le partage de données avec la régie publicitaire de Bing ont terni l’image de l’entreprise, ainsi que sa condamnation par la CNIL au début de l’année 2025.
Cependant, en 2024, Qwant a formé un partenariat avec le moteur de recherche Ecosia afin de créer un véritable index de recherche européen capable de s’adapter aux nouvelles, notamment celles des agents conversationnels et des chatbots.
Un effort plus large
Fondé en 2013 par Jean-Manuel Rozan et Éric Léandri, Qwant a été acquis par Octave Klaba (créateur d’OVH) avec l’aide de la Caisse des dépôts. L’entreprise a déjà une certaine expérience dans la collaboration avec des organismes étatiques. En 2018, elle a développé une solution pour les élus et agents territoriaux ainsi que pour les ordinateurs du ministère des Armées. En 2019, le CNES a adopté son moteur de recherche, et en 2020, il est devenu le moteur par défaut des agents publics de l’administration française.
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Cette transition vers des solutions autres que Google s’inscrit dans un cadre plus large en faveur d’une souveraineté numérique européenne. Bruxelles devrait présenter mercredi son plan pour la souveraineté technologique, couvert par des secteurs aussi variés que la fabrication de processeurs, le cloud computing ou le développement de l’intelligence artificielle.

