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Test du Motorola Razr Fold : un bon bluff pour le premier pliable.

Le Motorola Razr Fold a des dimensions de 144,5 mm x 160,05 mm x 4,55 mm et pèse 243 g. Il est proposé au prix de 1 999 € dans sa configuration de base avec 16 Go de RAM et 512 Go de stockage.

Alors que Samsung développait ses versions de smartphones pliables format livre et que Motorola se concentrait sur ses modèles à clapet Razr, l’attente était palpable : un véritable grand pliable signé Motorola était sur le point d’arriver. Ce moment est désormais arrivé.

Le Razr Fold abandonne le design à clapet pour s’ouvrir à la manière d’un carnet, grâce à un écran interne de 8,1 pouces, et il est proposé avec une fiche technique qui, sur le papier, surpasse celle de nombreux concurrents. Il dispose d’un écran plus grand, d’une batterie plus puissante, d’une charge rapide, d’un module photo triple de 50 mégapixels, et d’un stylet inclus : Motorola a presque coché toutes les cases.

J’ai utilisé ce téléphone comme mon appareil principal pendant dix jours, et c’est là que les choses deviennent plus complexes.

Une fiche technique impressionnante ne décrit jamais comment un appareil fonctionne une fois en poche, sous le soleil, en pleine action ou lors d’une mauvaise connexion réseau. La question cruciale n’est donc pas de savoir si le Razr Fold gagne le concours des spécifications — il le fait souvent — mais ce que cela donne dans la vie quotidienne, et si son arrivée tardive, après des concurrents ayant sept générations d’avance, est suffisante pour s’imposer. Voici mon retour d’expérience.

Motorola Razr FoldFiche technique

Modèle Motorola Razr Fold
Dimensions 144,5 mm x 160,05 mm x 4,55 mm
Interface constructeur Hello UX
Taille de l’écran 8,09, 6,56 pouces
Définition 2484 x 2232 pixels
Densité de pixels 410 ppp
Technologie OLED
SoC Qualcomm Snapdragon 8 Gen 5
Puce graphique Qualcomm Adreno 829
Stockage interne 512 Go
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 50
Capteur 2 : 50
Capteur 3 : 50 Mp
Capteur photo frontal 20 Mp
Définition enregistrement vidéo 8K@30fps
Wi-fi Wi-Fi 7 (be)
Bluetooth 6.0
5G Oui
NFC Oui
Capteur d’empreintes latéral
Type de connecteur USB Type-C
Capacité de la batterie 6000 mAh
Poids 243 g
Couleurs Blanc, Bleu
Fiche produit

Ce tableau technique met en lumière que Motorola ne cherche pas à offrir un pliable « accessible » : à 1 999 €, il se situe dans le même segment que le Galaxy Z Fold, juste en dessous du prix habituel du Galaxy Z Fold 7. Le constructeur compense par des caractéristiques généreuses (16 Go de RAM et 512 Go de stockage en version de base, alors que certains concurrents commencent à 256 Go) et par le stylet inclus en Europe, alors qu’aux États-Unis, il est vendu séparément.

Avant d’entamer le test, un point mérite d’être souligné : le processeur. Motorola a opté pour le Snapdragon 8 Gen 5, au lieu du 8 Elite Gen 5 utilisé par la plupart des smartphones lancés début 2026. Cette puce est moins puissante que le modèle haut de gamme le plus récent de Qualcomm, ce qui pourrait refléter un choix budgétaire. Reste à savoir si cette décision impacte l’expérience utilisateur, ce que nous examinerons dans la section sur les performances.

Le modèle testé m’a été fourni par la marque.

Motorola Razr FoldErgonomie et design

Lors de la première prise en main, j’ai constaté que l’appareil dégage une impression de sérieux. Le Razr Fold se tient bien en main, sans avoir cette sensation de lourdeur que l’on retrouvait sur les premiers modèles pliables. Une fois fermé, il reste en dessous de la barre des 1 cm (9,9 mm) et affiche un poids de 240 g. Cela le rend plus lourd que le Z Fold 7 avec ses 218 g, mais la différence est raisonnable au toucher, et la répartition du poids est plutôt bonne.

Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

En ce qui concerne les finitions, Motorola opte pour un choix stylistique. Deux coloris sont disponibles, tous deux certifiés Pantone : un noir profond à motifs gravés en forme de diamant et un blanc soyeux.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

Mon modèle était de couleur bleu sombre, qui peut facilement être perçu comme noir. Le dos n’est pas en verre dépoli classique, mais en matériau texturé, agréable au toucher et légèrement plus adhérent, ce qui attire la poussière et les peluches de poche, éliminables à l’ongle.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

Un bon point en matière d’ergonomie se trouve sur le bord. Tandis que le Galaxy Z Fold 7, très fin, n’offre presque aucune prise pour l’ouvrir — créant des frustrations — Motorola a conçu un appui qui facilite cette ouverture. Cela peut sembler anodin jusqu’à ce qu’on éprouve les complications de l’autre approche. Au quotidien, ouvrir le Razr d’une seule main devient une tâche fluide plutôt qu’un challenge.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

En ce qui concerne le bloc photo, il dépasse généreusement à l’arrière. Motorola justifie ce volume par des capteurs plus grands, une affirmation qui semble justifiée, et la pente douce qui mène à l’îlot évite l’effet de « marche d’escalier ». Ce n’est pas le bloc photo le plus discret, mais il n’est pas non plus inesthétique.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

La charnière est en acier inoxydable et possède un mécanisme en goutte d’eau devenu standard sur les appareils haut de gamme. Le mouvement est fluide, bien amorti et sans aucun jeu.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

À l’avant, l’écran externe est protégé par du Gorilla Glass Ceramic 3, une première sur un smartphone. Corning assure une meilleure résistance aux chutes. Bien qu’il soit difficile de quantifier cela quotidiennement, j’ai connu une chute malheureuse sur du béton : le verre a été rayé, mais pas brisé. C’est donc un bon point.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

Le téléphone possède une double certification IP48 et IP49 en matière d’étanchéité. La première certification garantit une protection contre les petites particules et une immersion jusqu’à 1,5 m pendant 30 minutes ; la seconde, moins courante, atteste de la résistance aux jets d’eau à haute température. Cela rassure pour un modèle pliable dont le mécanisme demeure un point faible. En comparaison, cela surpasse le Z Fold 7 concernant la protection contre les jets d’eau, bien que le Pixel 10 Pro Fold soit le seul du trio à être totalement étanche à la poussière (ce qui peut être discuté).

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

Le capteur d’empreintes est intégré au bouton latéral. Il est fiable lors de mes essais, mais est placé un peu trop haut sur le bord : il faut que le pouce s’étire pour l’atteindre. C’est ma principale critique concernant les commandes, accompagnée de deux autres points problématiques. D’abord, le bouton d’alimentation est légèrement mou au toucher. Ensuite, et surtout, le bouton AI dédié, coincé entre les autres touches, complique le repérage tactile et ne peut pas être réassigné.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

Enfin, un dernier petit reproche : l’absence d’aimants Qi2 à l’arrière. Si l’on place le Razr sur un chargeur magnétique prévu pour ce standard, l’appareil glisse, faute d’accroche. En matière de charge sans fil, le Pixel reste presque unique dans l’écosystème Android. Globalement, malgré ces critiques, le design est réussi : le Razr Fold trouve sa place entre le Galaxy au design angulaire et le Pixel plus arrondi, avec une identité tactile réelle.

Motorola Razr FoldPerformances

Au sein de la machine, on trouve un Snapdragon 8 Gen 5 associé à 16 Go de RAM. Ce n’est pas la puce la plus puissante actuellement — ce titre revient au 8 Elite Gen 5 — mais il s’agit d’un processeur de très haut niveau, et non d’un modèle moyen déguisé. Le choix est principalement économique, et il faut être honnête : pour la majorité des usages, l’écart avec la concurrence n’est pas facilement perceptible.

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Les 16 Go de RAM et les 512 Go de stockage sont amplement suffisants. C’est la seule configuration commercialisée, ce qui facilite le choix pour les consommateurs ainsi que la gestion de la gamme pour Motorola. Le stockage utilise une mémoire rapide, avec d’excellents débits de lecture séquentielle mesurés lors de tests dédiés.

Au quotidien, rien à signaler : navigation, messagerie, bureautique, multitâches avec plusieurs applications se déroulent sans accrocs. La puissance brute n’est jamais un souci pour les tâches ordinaires, et le grand écran interne rend le multitâches réellement agréable.

Les jeux révèlent cependant les limites du choix de Motorola. Dans les titres en monde ouvert les plus exigeants, j’ai noté des baisses de fréquence là où le Z Fold 7 performe mieux, bénéficiant d’une meilleure puce. Le Rasr s’en sort honorablement, mais ce n’est pas le meilleur de sa catégorie pour les joueurs intensifs.

Un bon point est à relever : la dissipation de la chaleur. Motorola a intégré un véritable système de refroidissement liquide. J’ai mesuré que le Razr reste plus frais même lors de longues sessions de charge. Bien que cela n’empêche pas la baisse de régime mentionnée, le téléphone gère mieux la chaleur sur une période prolongée, ce qui est crucial pour des sessions de jeu longues.

En termes d’expérience utilisateur, la puissance est présente, mais l’optimisation logicielle n’est pas parfaite. J’ai remarqué quelques saccades intermittentes, en particulier dans certaines animations de l’interface et une légère latence elsewhere (j’y reviendrai dans la section photo). Rien de rédhibitoire, mais pour un appareil à 2 000 €, ces petites imperfections sont visibles par rapport à la fluidité d’un Galaxy ou d’un Pixel (bien que ces derniers soient moins puissants).

Motorola Razr FoldÉcran

Commençons par l’écran de couverture, car Motorola en a fait un vrai argument de vente. Il s’agit d’une dalle pOLED LTPO de 6,6 pouces, au format allongé 21:9, capable d’atteindre 165 Hz. C’est le plus grand format externe du secteur, avec le taux de rafraîchissement le plus élevé. Le LTPO permet à l’écran d’ajuster automatiquement sa fréquence pour économiser la batterie ou pour une fluidité optimale.

À l’intérieur, on trouve un écran pOLED LTPO de 8,1 pouces avec une définition 2K et 120 Hz. C’est, là encore, l’un des plus grands écrans internes sur le marché des pliables, et il est parfaitement clair pour lire, retoucher des photos ou feuilleter une bande dessinée. Sa forme est plutôt carrée, se rapprochant de celle du Z Fold 7.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

La luminosité est également un atout. Motorola annonce des pics de 6 200 nits sur l’écran interne et environ 6 000 nits sur l’écran de couverture, les valeurs les plus élevées actuellement sur un modèle pliable. Concrètement, le pic ne s’applique qu’à de petites zones dans des conditions spécifiques, mais la marge est telle que la lisibilité en plein soleil n’est jamais compromise. Lors de mes essais en extérieur par une belle journée de printemps, je n’ai eu aucun mal à lire l’un ou l’autre écran.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

Le différentiel de fréquence entre les deux dalles (165 Hz à l’extérieur, 120 Hz à l’intérieur) est principalement avantageux pour les jeux compatibles avec des taux de rafraîchissement élevés. Dans un usage quotidien, on bénéficie surtout d’un défilement très fluide sur l’écran de couverture, le rendant aussi agréable qu’un bon smartphone classique.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

Pour les utilisateurs sensibles au scintillement des dalles OLED, Motorola annonce une modulation PWM à 720 Hz sur l’écran externe, offrant une cadence de variation de luminosité plus élevée, donc moins susceptible de fatiguer les yeux. De belles caractéristiques, mais inférieures à certains rivaux comme l’Oppo Find ou les Honor Magic.

Concernant le contenu, les deux écrans supportent le HDR10+ et, fait notable, le Dolby Vision, un format de plage dynamique étendue qu’aucun des Z Fold 7 ni du Pixel 10 Pro Fold ne prend en charge. Sur le papier, c’est un fort argument. En pratique, je dois admettre que je n’ai pas remarqué de différence significative lors des visionnages quotidiens, mais l’argument est là pour ceux qui consomment beaucoup de contenus compatibles.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

Le pli central, souvent redouté sur ce type de format, est bien maîtrisé. On ne le perçoit vraiment qu’en inclinant le téléphone lorsqu’il est illuminé de biais. Au toucher, on ressent une légère dépression au centre, mais celle-ci est vite oubliée lors d’une utilisation normale. C’est globalement aussi discret que le Galaxy et plus subtil que sur les générations précédentes.

En résumé, l’écran est l’un des points forts du Razr Fold. Plus lumineux, plus réactif, plus spacieux et compatible avec Dolby Vision : Motorola réussit ici un véritable coup. Cependant, lors de mesures comparatives standardisées, le Pixel parvient à offrir une luminosité plus intense sur son écran interne ; mais dans la vie de tous les jours, le Razr ne manque pas de puissance.

Motorola Razr FoldPhotos et vidéos

Le Razr Fold mise sur un module photo triple de 50 mégapixels, ce qui est, sur le papier, plus généreux que la concurrence. Il comprend un capteur principal Sony Lytia avec une ouverture de f/1,6 et stabilisation optique, un ultra grand-angle de 122° également en 50 Mpx avec autofocus et mode macro, et un téléobjectif périscopique de 50 Mpx à zoom optique 3x stabilisé.

Les véritables atouts résident dans la taille des capteurs. Motorola a installé des photosites plus grands que la moyenne : le capteur principal est selon les rumeurs le plus large parmi les pliables actuels, et même le téléobjectif surpasserait en surface le capteur principal du Pixel 10 Pro Fold, un fait rare car les téléobjectifs sont généralement très petits. Plus de surface équivaut à plus de lumière, ce qui théoriquement se traduit par une meilleure qualité d’image, notamment en basse lumière.

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Motorola Razr Fold // Crédits : Frandroid

Dans la pratique, le capteur principal produit les meilleures photos que j’aie jamais obtenues d’un Motorola. C’est un véritable tournant, car la marque avait longtemps déçu sur ce point avec ses modèles phares.

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En pleine lumière, la netteté est là, le niveau de détail est soutenu, et l’appareil rivalise enfin avec les performances d’un Samsung ou d’un Pixel.

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Le bémol vient du traitement logiciel, qui reste parfois imprévisible. Parfois, les images manquent de contraste ; d’autres fois, elles sont trop contrastées. J’ai constaté des scènes ensoleillées visiblement surexposées et un portrait réalisé avec le capteur principal complètement raté. La colorimétrie a tendance à exagérer la saturation, produisant un rendu plus vive que naturel ; cela plaira à certains, tandis que d’autres préféreront la sobriété des images de Pixel.

Sur les portraits et les teintes de peau, le constat est mitigé. Le détourage est excellent, autant avec le capteur principal qu’avec le téléobjectif, mais les tons de peau sont souvent trop éclaircis, donnant un aspect un peu pâle, et les couleurs ne sont pas toujours fidèles. Il s’agit là encore davantage d’un problème de réglages logiciels que de matériel.

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En faible luminosité, le grand capteur fonctionne à merveille. Ironiquement, c’est souvent dans des conditions difficiles que le Razr excelle, offrant des clichés plus nets que la concurrence, même avant d’activer le mode nuit. Pour certaines prises nocturnes, il devance clairement le Z Fold 7.

Le capteur ultra grand-angle de 50 Mpx offre le meilleur détail parmi les trois capteurs lors des recadrages, et son autofocus permet de réussir des prises de vue macro. Toutefois, le traitement est également imprévisible, avec des variations de rendu d’une photo à l’autre qui manquent de consistance.

Quant au téléobjectif, il constitue sans aucun doute la meilleure surprise. Grâce à son grand capteur, le Razr capture beaucoup plus de détails que ses concurrents dès que l’on dépasse le zoom 10x, et il maintient un avantage en condition de faible luminosité.

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Motorola va jusqu’à proposer un super zoom 100x qui, sans être exceptionnel, reste exploitable, même si avec un tel niveau de grossissement, on s’appuie fortement sur l’IA pour reconstruire les détails.

Côté selfies, le Razr est équipé d’un capteur de 32 Mpx sur la façade, une définition supérieure aux 10 Mpx proposés par la majorité des marques. À l’intérieur, un module de grande qualité est prévu pour la visio.

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De plus, l’un des avantages du format est la possibilité de prendre des photos avec les capteurs arrière en utilisant l’écran de couverture comme viseur, garantissant la meilleure qualité pour un autoportrait.

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En matière de vidéo, les spécifications sont complètes : jusqu’à 8K à 30 ips, 4K à 60 ou 30 ips, et des ralentis en 4K à 120 ips ou en Full HD à 240 ips, avec prise en charge du Dolby Vision pendant l’enregistrement. Des caractéristiques impressionnantes sur le papier.

En pratique, la qualité vidéo est plus irrégulière. Le Razr a tendance à surexposer les scènes, et la stabilisation de l’ultra grand-angle a montré des défauts lors de mes tests, rendant l’image encore trop instable. C’est dommage car le potentiel matériel est bien présent.

Un dernier point, basé sur des observations réelles : j’ai remarqué quelques lags intermittents lors de la capture photo, entraînant quelques millisecondes de latence lors du déclenchement. Rien de problématique pour des photos ordinaires, mais pour des sujets en mouvement, ce micro-décalage peut suffire à manquer un moment important. Motorola se targue d’être le leader des pliables au classement DxOMark avec un label Gold, basé sur des tests réalisés en mars 2026. La marque a clairement fait des progrès, c’est indéniable, mais il reste des éléments à ajuster entre les chiffres officiels et l’expérience réelle, ainsi que quelques problèmes de réactivité à corriger.

Motorola Razr FoldLogiciel

Le Razr Fold fonctionne sous Android 16, avec l’interface maison de Motorola. La bonne nouvelle, c’est qu’elle reste proche d’Android « pur », avec quelques ajustements judicieux plutôt qu’une surcouche intrusive.

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J’ai retrouvé avec plaisir les bulles de notification sur l’écran verrouillé, héritées des anciens Moto X, qui permettent de voir rapidement messages et alertes d’un coup d’œil.

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En revanche, des problèmes surviennent au niveau de l’IA. Motorola intègre sa suite Moto AI, incluant un résumé des notifications, des suggestions d’actions selon le contexte, une recherche croisée dans les applications, et un mode photo de groupe inspiré du « Best Take » de Pixel, accessible via un bouton physique dédié. Problème : ce bouton ne peut pas être réattribué et l’ensemble demeure moyen. De plus, plusieurs assistants préinstallés (Gemini, Perplexity, Copilot) alourdissent la situation pour peu de bénéfice tangible.

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Le format pliable est bien exploité. Il est possible d’afficher trois applications côte à côte sur le grand écran et de les faire défiler en carrousel, là où le Pixel se limite à deux. Le mode bureau via Smart Connect permet de connecter un écran externe pour une expérience similaire à celle d’un PC. Par ailleurs, j’ai été agréablement surpris par le mode tente : plié sur lui-même, le Razr devient un affichage d’ambiance avec horloge, agenda et notifications, s’illuminant seulement lorsqu’on l’examine. Cela prend tout son sens sur l’écran externe.

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En revanche, certains bugs sont à signaler. La tolérance de Motorola me semble un peu trop élevée : un recadrage de fond d’écran non pris en compte, des petits accrocs dans la vue multitâche, des notifications Gmail capricieuses et des appels d’urgence déclenchés par erreur lorsque le téléphone est dans une poche arrière. Individuellement, ce sont de simples détails, mais l’historique de Motorola en matière de mises à jour laisse souvent à désirer.

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La marque promet ici sept ans de mises à jour système et de correctifs de sécurité, au même niveau que Samsung et Google ; reste à confirmer la régularité de ces mises à jour.

Motorola Razr FoldAutonomie

L’autonomie est sans doute le domaine où le Razr Fold se démarque le plus. Motorola a intégré une batterie de 6 000 mAh avec une technologie silicium-carbone, permettant d’augmenter la capacité sans trop alourdir le volume, alors que le Z Fold 7 a seulement 4 400 mAh et le Pixel 10 Pro Fold 5 015 mAh.

En usage réel, c’est le pliable de format livre qui a la meilleure autonomie parmi tous ceux que j’ai testés. Durant une journée animée, avec partage de connexion, photos à l’appui et écran largement sollicité, je n’ai tout simplement pas réussi à l’épuiser avant le soir. Pour un appareil de cette catégorie, souvent critiqué pour sa faible autonomie, c’est remarquable.

Les tests d’endurance le confirment : sur une boucle d’applications incluant réseaux sociaux, vidéo 4K, navigation, jeux et streaming, on obtient 13 heures d’écran allumé, son éloignant de la concurrence. Toutefois, on notera que ces chiffres sont accompagnés d’une gestion agressive des applications en arrière-plan, que le système ferme volontiers pour préserver la batterie, au risque de manquer certaines notifications.

La charge filaire atteint 80 W, soit plus de trois fois les 25 W du Z Fold 7. En réalité, on obtient une charge complète en un peu plus d’une heure, même avec une grande capacité, et bon point, ces 80 W fonctionnent également avec un chargeur tiers, pas seulement avec un bloc Motorola. Aucun chargeur n’est fourni dans la boîte, une norme actuelle.

La recharge sans fil laisse un goût d’inachevé. Motorola annonce 50 W, ce qui serait impressionnant, mais il n’existe actuellement aucun chargeur capable d’atteindre réellement cette puissance avec ce téléphone. On peut recharger sans fil, mais pas à la vitesse annoncée. De plus, l’absence d’aimants Qi2 rend cette fonctionnalité davantage une promesse qu’une réalité.

Motorola Razr FoldPrix et disponibilité

En France, le Razr Fold est proposé au prix de 1 999 € pour sa configuration de 16/512 Go, avec le stylet Moto Pen Ultra inclus, un argument que ses rivaux n’offrent pas. Les précommandes ont commencé le 13 avril, avec des expéditions à partir du 6 mai et une mise en rayon le 21 mai 2026. Certains revendeurs comme Fnac et Amazon ont proposé le produit en précommande autour de 1 749,99 €, avant de revenir au prix standard. Deux coloris seulement : noir (Blackened Blue) et blanc (Lily White).

Motorola Razr Fold
au meilleur prix

Ce positionnement situe Motorola juste en dessous du Galaxy Z Fold 7, prévu à environ 1 999 € également sur le marché français. Autrement dit, la marque ne joue pas la carte des prix cassés : elle adopte un tarif premium et compte sur ses spécifications, son autonomie, sa luminosité et son stylet fourni pour se démarquer. Cela correspond à son ambition de rivaliser avec Samsung et Google, mais cela signifie aussi que l’on attend de ce premier pliable une performance quasi parfaite.

Motorola Razr FoldAlternatives

Le concurrent le plus direct reste le Samsung Galaxy Z Fold 7. Plus fin et plus léger (218 g), il est équipé d’un Snapdragon 8 Elite optimisé pour Galaxy, plus performant en jeu, et d’une dalle interne de 8 pouces. Sa batterie de 4 400 mAh et sa charge à 25 W le placent cependant loin derrière le Razr en termes d’endurance et de vitesse de charge. Son capteur principal de 200 Mpx impressionne sur le papier, mais le Razr se défend bien en basse lumière, et Samsung a abandonné la prise en charge du stylet. Souvent proposé en promotion, le Z Fold 7 reste la référence pour ceux qui recherchent finesse et puissance.

Le Google Pixel 10 Pro Fold opère dans un registre différent. C’est le seul modèle de ce trio entièrement étanche à la poussière (IP68), ce qui le rend plus robuste, et il propose les haut-parleurs les mieux équilibrés, offrant une véritable expérience stéréo peu importe l’orientation. Sa puce Tensor est un peu moins performante et son autonomie (5 015 mAh) est inférieure à celle du Razr, mais l’expérience logicielle de Google et le traitement photo plus naturel séduiront ceux qui privilégient la cohérence sur le papier technique.

Enfin, il est important de mentionner l’Oppo Find N6, que je considère comme la référence photo la plus aboutie de cette saison, surpassant le Razr sur ce point spécifique. Le seul problème : il n’est pas distribué en France, le réservant à une minorité d’acheteurs avertis prêts à l’importer. Pour ceux qui peuvent se le procurer, c’est une alternative redoutable. Nous l’avons testé malgré tout.