Grève chez Skeyes : contrôle aérien reprend à 21 heures
Les aiguilleurs du ciel vont reprendre le travail dès 21 heures et les partenaires sociaux se réuniront à nouveau pour poursuivre les négociations sur les modalités du dossier Tours Digitales Wallonie. La compagnie aérienne Ryanair a dénoncé plus de 100 vols annulés à Charleroi et à Zaventem, arguant que plus de 20.000 passagers sont impactés.
Les aiguilleurs du ciel reprendront leur activité à partir de 21 heures. Bien qu’un accord ait été trouvé concernant cette heure de reprise, le mécontentement relatif à la mise en service de la tour numérique à Namur demeure. Les partenaires sociaux se retrouveront pour continuer les négociations sur les modalités du projet Tours Digitales Wallonie et maintenir le dialogue social, a précisé Skeyes dans un communiqué.
La grève des contrôleurs aériens de Skeyes a provoqué l’annulation de près de 140 vols au départ et à l’arrivée de Brussels Airport. Au départ, environ 200 vols avaient été annulés entre 14 heures et 21 heures. Cependant, les vols prévus entre 19 heures et 21 heures pourraient décoller, bien que avec du retard, après 21 heures, selon Brussels Airport.
À l’aéroport de Charleroi, les vols reprendront également à 21 heures, conformément à la fin de l’arrêt de travail du personnel de Skeyes, a annoncé, mardi en début de soirée, la porte-parole de l’aéroport. Une quinzaine de vols seront opérés ce soir, tant au départ qu’à l’arrivée.
Aucun vol n’a décollé ni atterri à Charleroi depuis 14 heures, entraînant l’annulation de 39 vols, selon la porte-parole. Le terminal a rouvert peu avant 18 heures, permettant aux passagers de se rendre progressivement vers les guichets d’enregistrement et les contrôles de sécurité. À la reprise des activités, les avions vont se succéder rapidement sur le tarmac, avec un rythme de vols habituellement moins soutenu en soirée. Pour gérer cette augmentation d’activité, des renforts de personnel seront présents, a précisé la porte-parole de BSCA.
Les travailleurs expriment leur mécontentement face aux conditions de mise en service de la future tour numérique de Namur, destinée à centraliser les activités des tours des aéroports de Liège et Charleroi d’ici 2027. La direction de Skeyes a, de son côté, décidé de reporter les discussions concernant le projet de la tour de contrôle numérique prévue à Namur, afin de « répondre aux préoccupations exprimées par une partie du personnel ».
La ministre wallonne en charge des Aéroports, Cécile Neven, a réagi mardi après-midi, déclarant : « Je soutiens pleinement le dialogue social. Mais le mouvement qui a démarré cette nuit n’est tout simplement pas acceptable. » Elle souhaite « qu’une réflexion soit rapidement menée sur des mécanismes permettant de garantir la continuité du service ». Selon elle, le projet de tour numérique de Namur, contre lequel les travailleurs de Skeyes protestent, « est connu de longue date et il avance conformément au calendrier et accords prévus. La Wallonie n’a jamais été informée par Skeyes d’une quelconque difficulté dans l’implémentation du projet qui vise à renforcer la sécurité et la performance des opérations aéroportuaires ».
Un courrier au ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, est en préparation pour lui faire part des conséquences concrètes de cette grève sur les aéroports wallons. Ryanair a également exprimé son indignation : « Bien que nous respections le droit de grève, il est inacceptable que les compagnies aériennes n’aient reçu aucun préavis concernant l’arrêt de travail des contrôleurs aériens belges d’aujourd’hui », s’est insurgé le CEO Michael O’Leary, dénonçant plus de 100 vols annulés à Charleroi et à Zaventem, touchant plus de 20 000 passagers.

