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Virus Ebola : Le nombre de cas ne régresse pas en RDC

L’aérodrome de Bunia, fermé depuis le 23 mai, a rouvert ce mardi, tandis que le nombre de cas suspects est désormais à 116 selon l’OMS. Depuis le début de l’épidémie déclarée le 15 mai, 48 décès ont été recensés sur 321 cas confirmés de contamination en RDC.


Une lueur d’espoir se profile dans la crise sanitaire actuelle. Le principal aéroport facilitant l’accès des organisations humanitaires au foyer de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a rouvert ce mardi, coïncidant avec l’annonce d’une baisse significative du nombre de cas suspects. La réouverture de l’aéroport de Bunia, fermé depuis le 23 mai, permettra de relancer l’acheminement de l’aide médicale d’urgence.

La RDC a déclaré une épidémie de maladie Ebola le 15 mai, la 17e dans ce pays africain qui compte plus de 100 millions d’habitants. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé une alerte sanitaire internationale.

48 décès

À ce jour, 48 décès ont été rapportés sur 321 cas confirmés de contamination, selon les autorités sanitaires congolaises et l’OMS. Quinze cas, dont un décès, ont également été signalés en Ouganda voisin, selon le ministère de la Santé ougandais. D’après l’OMS, et sur la base des informations fournies par les autorités congolaises, le nombre de cas suspects est désormais de 116. Un rapport de vendredi de l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine, mentionnait 1.139 cas suspects, dont 246 décès probablement causés par la maladie.

L’annonce de cette nouvelle épidémie d’Ebola dans un des pays les plus pauvres du monde a suscité l’inquiétude des autorités sanitaires internationales, d’autant plus qu’il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre le virus Bundibugyo, à l’origine de cette flambée épidémique.

Un vaccin d’ici la fin de l’année ?

La majorité des grandes épidémies passées ont été causées par le virus Zaïre, pour lequel un vaccin est homologué. Ebola a fait plus de 15.000 victimes en Afrique au cours des 50 dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RDC a causé près de 2.300 décès sur 3.500 malades entre 2018 et 2020. L’Africa CDC a promis un vaccin contre le Bundibugyo d’ici la fin de l’année. L’OMS travaille sur des essais cliniques. Le risque sanitaire pour les pays voisins de la RDC est « élevé », selon l’OMS, mais reste « faible » au niveau mondial.

Dans la province d’Ituri, au nord-est de la RDC et foyer de l’épidémie, les services de l’État sont absents depuis longtemps. La plupart des structures médicales manquent de ressources, et les soignants sont débordés par l’ampleur de la crise.

« Reprise progressive »

Après une évaluation « du processus de surveillance » de l’épidémie, « les conditions sont désormais réunies pour permettre une reprise progressive et sécurisée des activités aériennes », a indiqué mardi le ministère des Transports dans un communiqué. Des mesures de précaution telles que la prise de température systématique et le lavage des mains obligatoire avant l’embarquement seront mises en place.

Le Rwanda et l’Ouganda ont temporairement fermé leurs frontières avec la RDC. Les États-Unis prévoient d’ouvrir au Kenya un centre de quarantaine pour les cas suspects ou avérés d’Ebola, principalement pour des Américains. Le président kényan William Ruto a défendu mardi ce projet, malgré le rejet exprimé par une partie de la population.