Guerre au Moyen-Orient : Israël intensifie son offensive au Liban, ONU lundi.
Emmanuel Macron a affirmé sur X que « Rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban », alors que l’armée israélienne mène des frappes intensives. Depuis le début de la guerre le 2 mars, plus de 3412 personnes ont été tuées au Liban et plus d’un million déplacées, selon Beyrouth.
« Rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban », a déclaré le président français Emmanuel Macron sur X, alors que l’armée israélienne intensifie ses frappes. Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a sollicité une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies, dont la France fait partie. D’après des sources diplomatiques rapportées par l’AFP, cette réunion est prévue pour lundi.
La capture de la citadelle de Beaufort, un site stratégique construit par les Croisés au XIIe siècle, marque un tournant dans les opérations militaires, selon Benjamin Netanyahu, qui a précisé que « ma directive est désormais d’approfondir et d’étendre notre emprise sur les zones qui étaient sous le contrôle du Hezbollah. » L’armée israélienne a également mené des frappes sur plusieurs localités du sud, y compris la ville côtière de Tyr, en affirmant cibler des « infrastructures du Hezbollah ».
Israël a ordonné l’évacuation d’une vaste zone du sud du Liban, s’étendant entre sa frontière et le fleuve Zahrani, situé à environ quarante kilomètres au nord. Depuis le début du conflit le 2 mars, plus de 3 412 personnes auraient perdu la vie au Liban et plus d’un million de personnes ont été déplacées, selon les autorités de Beyrouth. Les forces israéliennes comptent 25 soldats tués.
L’avancée des troupes israéliennes se déroule en parallèle avec les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, Téhéran conditionnant tout accord à un arrêt des hostilités au Liban. Samedi, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a critiqué la « politique de la terre brûlée » d’Israël tout en soutenant la nécessité de poursuivre les négociations directes, rejetées par le Hezbollah.
Une nouvelle rencontre entre Israel et le Liban, pays qui n’ont pas de relations diplomatiques, est prévue les 2 et 3 juin à Washington. Vendredi, une réunion militaire a eu lieu au Pentagone, sans que Beyrouth puisse obtenir un cessez-le-feu effectif, le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril n’étant pas respecté.

