Tensions au Moyen-Orient : Désaccords entre États-Unis et Iran sur l’accord final
La situation politique et militaire s’accélère dans la région, sur fond de négociations américano-iraniennes complexes qui n’ont pas encore abouti à un accord. D’après la Maison-Blanche, tout accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre ne sera signé par Donald Trump que si ses « lignes rouges sont satisfaites ».

L’évolution politique et militaire dans la région s’intensifie, alors que les négociations entre les États-Unis et l’Iran, complexes, n’ont pas encore abouti à un accord. Cette intensification coïncide avec une escalade importante des actions israéliennes au Sud-Liban, tandis que les États-Unis s’efforcent de contenir le conflit régional et d’éviter l’effondrement des accords négociés par des médiateurs.
La Presse — Au 91e jour de la guerre américano-iranienne, Washington et Téhéran semblaient plus proches que jamais d’un accord préliminaire qui prolongerait le cessez-le-feu et rouvrirait le détroit d’Ormuz, selon Reuters.
Cependant, les déclarations contradictoires des États-Unis et l’intransigeance continue de l’Iran mettent en évidence les complications qui freinent encore un accord final, notamment concernant le programme nucléaire, les sanctions et les mécanismes de navigation dans le golfe arabe.
Trump maintient la pression
Les États-Unis exercent une forte pression sur le gouvernement iranien afin de restreindre sa capacité à mener « ses activités déstabilisatrices ». Jeudi, le département d’État a annoncé une récompense pouvant atteindre 15 millions de dollars pour toute information « permettant de perturber les mécanismes financiers des Gardiens de la révolution islamique ».
Selon la Maison-Blanche, tout accord avec l’Iran visant à mettre fin à la guerre ne sera signé par Donald Trump que si ses « lignes rouges sont satisfaites ».
Vendredi, le président Donald Trump a exigé que l’Iran « s’engage » à ne jamais acquérir d’arme nucléaire et à rouvrir le détroit d’Ormuz à la libre circulation des navires.
D’après des rapports publiés par des médias américains tels que New York Times, Wall Street Journal, The Hill, l’administration américaine discute d’un projet d’accord intérimaire prévoyant la prolongation du cessez-le-feu de soixante jours et la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale, tout en lançant des négociations plus larges concernant le programme nucléaire iranien et les sanctions économiques.
Cependant, ces médias s’accordent à dire que Trump n’a pas encore donné son feu vert définitif à cet accord, en raison de désaccords persistants concernant la gestion des stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran, ainsi que des divergences dans la gestion de la navigation dans le détroit d’Ormuz, de la levée des sanctions et du gel des fonds iraniens.
Le journal a également cité des responsables américains indiquant que plus de cinquante mille soldats américains stationnés au Moyen-Orient et en Europe se trouvaient dans un état d’attente et d’incertitude, en raison des positions fluctuantes des États-Unis entre la menace d’une escalade et la recherche d’une entente.
Dans ce contexte, la médiation du Pakistan entre les deux parties se poursuit, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Mohammad Ishaq Dar, étant arrivé à Washington pour rencontrer son homologue américain, Marco Rubio, afin de faire avancer les négociations vers un accord qui garantirait la préservation du calme et empêcherait l’effondrement du fragile cessez-le-feu.
Au Liban, la situation s’est alourdie en raison d’une escalade significative des actions israéliennes dans le sud du pays, avant une réunion de sécurité entre les délégations militaires libanaise et israélienne au Pentagone.
Cette réunion faisait partie de pourparlers organisés par Washington pour discuter des dispositifs de sécurité et des moyens de renforcer le cessez-le-feu.
(Synthèse de médias)

