France

Présidentielle 2027 : Gabriel Attal, candidat de l’espoir et de l’optimisme

Gabriel Attal a tenu ce samedi à Paris son premier meeting de campagne pour la présidentielle 2027, rassemblant entre 3.000 et 4.000 personnes, selon des estimations variées. Il a formulé « deux promesses » : « Redevenir la première puissance d’Europe en dix ans », et « nous élever ensemble, pour que chaque Français ait la certitude que la génération de ses enfants, de ses petits-enfants, vivra mieux que la sienne ».


A quelques heures de la finale de la Ligue des champions, Gabriel Attal, ancien Premier ministre, a tenu ce samedi à Paris son premier meeting de campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Il a cherché à se démarquer en mettant en avant sa « force d’agir » pour réaliser sa « promesse française ». Entre 3.000 et 4.000 personnes – plus de 5.000 selon l’équipe du candidat – se sont rassemblées au Parc des Expositions de Paris, dans le hall 4 climatisé, contrastant avec la chaleur accablante de la capitale, pour cet événement marquant de sa campagne, une semaine après avoir officiellement annoncé sa candidature depuis l’Aveyron.

Le public était majoritairement jeune, avec une « team ambiance » pour dynamiser la salle, mais aussi de nombreuses personnes âgées. Les participants, issus de la région Île-de-France, ont répondu présents comme à l’époque des meetings d’En Marche, presque neuf ans après l’élection présidentielle victorieuse d’Emmanuel Macron, dont les relations avec Gabriel Attal sont devenues polaires depuis la dissolution. « Le président m’a fait confiance et ça, je ne l’oublierai jamais », a souligné Gabriel Attal, qui s’est ensuite présenté comme le candidat de « l’espoir », de « l’avenir » et de « l’optimisme ».

« Je laisse à d’autres le sang et les larmes. Moi je vous promets l’action et l’espoir », a déclaré le leader de Renaissance, évoquant clairement Édouard Philippe, dont la campagne a été perçue comme prudente avec un discours axé sur la rigueur. Même si les deux anciens Premiers ministres se trouvent en concurrence avec l’éventualité d’un rassemblement début 2027, Gabriel Attal a différencié ses adversaires : « Mes adversaires, ce ne sont pas ceux avec qui nous avons gouverné jusqu’en 2024. Mes adversaires, ce sont les marchands de haine, les apôtres du déclin, les artisans de la nostalgie », visant directement « La France insoumise et le Rassemblement national ».

« Que les Français retrouvent le goût de l’avenir, c’est tout l’enjeu de cette campagne », a-t-il résumé, dans un discours au ton macronien, mettant en garde contre le risque d’une « fracture intergénérationnelle » et rejetant le retour des anciens clivages politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite. Il a énoncé « deux promesses » : « Redevenir la première puissance d’Europe en dix ans » et « nous élever ensemble, pour que chaque Français ait la certitude que la génération de ses enfants, de ses petits-enfants, vivra mieux que la sienne ». « C’est la force de ces deux engagements qui nous permettra de briser la tenaille entre les extrêmes », a-t-il assuré.

Concernant son programme, qui sera dévoilé plus tard, Gabriel Attal a cité quatre « chantiers capitaux » : École, travail, frontière, intelligence artificielle. Lors de cette première grande réunion publique, plusieurs figures de Renaissance étaient absentes, dont Élisabeth Borne, la ministre Aurore Bergé et la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. Gabriel Attal a cependant mentionné la présence de « 80 parlementaires », ainsi que quatre ministres, dont l’ancien ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

Dans le public, Alain Robin, un commercial de 56 ans, s’est dit « très convaincu ». « C’est l’avenir de la France, il se situe au centre » et « il est beaucoup plus proche des gens » qu’Emmanuel Macron, a-t-il affirmé. Gabriel Attal entame une série de meetings : Jean-Luc Mélenchon le rejoindra le 7 juin, Raphaël Glucksmann le 13 juin, Bruno Retailleau le 20 juin et Édouard Philippe le 5 juillet, avant la décision de la cour d’appel de Paris concernant l’affaire des assistants RN au parlement européen, qui devrait être annoncé le 7 juillet et aura des implications sur la candidature de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella.