Quand on collectionne, Cristiano fait toujours plaisir : deux passionnés Panini ouvrent leurs albums.
Gladys a commencé à collectionner des stickers Panini pour la saison 2008-2009 de Ligue 1 alors qu’elle avait 8-9 ans. Corentin a effectué une première commande en ligne pour l’album de la Coupe du monde 2026 d’à peu près 80-90 €.
In-cou-lables ! À l’approche de la Coupe du monde 2026, des passionnés de football s’immergent déjà dans la compétition grâce à Panini. Cette maison d’édition propose des albums de stickers pour saisons ou événements sportifs depuis soixante-cinq ans. Pour explorer le monde des petites vignettes, 20 Minutes a rencontré une collectionneuse et un collectionneur prêts à investir des euros pour le Mondial.
« Comme une madeleine de Proust »
Gladys se souvient très bien de ses débuts dans cet univers. « Mon premier album, c’était pour la saison 2008-2009 de Ligue 1. J’avais 8 ou 9 ans, raconte la jeune femme. Je l’avais commencé en cours de saison, car je l’avais reçu à Noël. Avec mon frère, nous le partagions, nous avions même réparti les équipes. » Pour Corentin, son initiation au monde de Panini s’est également faite en famille. « C’était en 2006, j’avais 9 ans, se remémore le jeune homme. J’étais en vacances chez mes grands-parents avec mon cousin du même âge qui avait déjà commencé sa collection. Un jour, ma grand-mère m’a donné de l’argent pour acheter des vignettes chez le marchand de journaux. »
Cette première collection revêt une valeur sentimentale particulière pour ces deux fans. « C’est comme une madeleine de Proust, assure Corentin. Quand j’ouvre un album, cela me rappelle mon enfance. » Pour Gladys, « c’était amusant de compléter un album avec mon frère. Je me souviens aussi d’un livre de mes parents qui recensait des stickers Panini de différentes Coupes du monde. » Ces souvenirs sont précieux.
En plus de la nostalgie, ces albums ont également une valeur éducative. « Ça m’a appris à situer les villes et les stades en Europe, ainsi que les drapeaux, indique Corentin. Je sais aussi que David Beckham est né à Leytonstone, car c’était noté dans l’album de la Coupe du Monde 2006. »
« À fond sur les albums du Tour de France »
Depuis leurs premières expériences de collection à la fin des années 2000, Gladys et Corentin sont restés fidèles à Panini. « J’ai fait l’album 2009-2010 de Ligue 1, puis ceux des Mondiaux 2014, 2018, 2022 et 2026. Mon petit frère vient tout juste de m’offrir celui-ci. » Il est à noter que l’album officiel de la Coupe du monde 2026 représente l’avant-dernière édition sous licence Panini, la FIFA mettant fin au partenariat après 2030.

Corentin, quant à lui, a exploré d’autres domaines que le football. « J’ai environ vingt albums de foot, mais j’ai aussi réalisé un album sur le catch quand j’étais au collège, se remémore-t-il. J’adorais ça. Depuis quelques années, je suis à fond sur les albums du Tour de France. » Cette passion traverse les frontières. « À une époque, j’étais souvent en Angleterre pour le travail, précise Gladys. Lorsque le premier album des féminines est sorti, je l’ai acheté. »
« Une commande en ligne d’à peu près 80-90 € »
Les termes « achat » et « échange » sont courants parmi les collectionneurs Panini. « Pour le dernier album de la Coupe du monde 2026, j’ai fait une première commande en ligne d’environ 80-90 €, indique Corentin. Avec ce budget, je n’en remplirai même pas les deux tiers. Mais une fois que je vais recevoir mes vignettes, je vais aller échanger sur Vinted et Leboncoin. » Les recherches liées aux albums Panini ont explosé sur Vinted en France, enregistrant une hausse de + 603 % en mai 2026 par rapport à mai 2025.
Il est clair que nos deux passionnés de stickers ne souhaitent pas forcément passer des heures sur les applications pour compléter un album. « J’achète un paquet de temps en temps, explique Gladys. J’échange peu. Ce n’est vraiment pas mon but d’avoir un album complet. Je trouve intéressant d’avoir l’objet, même partiellement rempli, mais je n’y mets pas beaucoup d’argent. »
« À chaque album, je voulais l’avoir »
Bien qu’ils ne complètent pas toujours leurs albums, les deux fans se fixent malgré tout des objectifs. « Ça me ferait plaisir de compléter l’équipe de France pour chaque Coupe du Monde, admet Gladys. Également, lorsque l’on tire Cristiano Ronaldo, on est forcément content. On se dit que l’on a un joueur de valeur. » Corentin, pour sa part, a été ravi d’une autre star du football. « Dans l’album Ligue des champions 2007-2008, j’avais la vignette de Fernando Torres. À cette époque, il était au sommet, attirant avec ses longs cheveux… Je l’ai vue à nouveau sur eBay et j’ai décidé de la racheter pour 2 €. J’étais un grand fan de l’attaquant espagnol. À chaque album, je voulais l’avoir. »
Enfin, nos deux amis possèdent quelques astuces pour réussir leur collection. « Pour garder mes albums en bon état, j’ai mis de gros dictionnaires dessus, explique Corentin. De plus, quand je colle des stickers, je commence par un coin et j’essaie d’être le plus précis possible. Je mets une lampe de chevet au-dessus de l’album pour bien voir les contours. J’apprécie aussi l’odeur de l’album. » Incontestablement, le parfum nostalgique de Panini continue de faire son effet.

