PSG – Arsenal : Finale de la Ligue des champions « en danger » ?
A l’approche de la finale de la Ligue des champions, le groupe d’entreprises Lounge Group est en situation d’insolvabilité et doit régler 300 millions de forints hongrois, soit près de 850.000 euros, à plusieurs sous-traitants. Le gouvernement hongrois a assuré aux sous-traitants concernés « qu’il versera la contre-valeur des prestations contractuelles liées à l’organisation de la finale de la Ligue des champions ».
À l’approche de la finale de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Arsenal, les réseaux sociaux s’enflamment avec des informations sur le match, des déclarations préalables, des pronostics et des analyses tactiques. Dans ce contexte, un internaute a affirmé que « l’organisation de la finale de Champions League à Budapest » serait « en danger ».
La raison évoquée est que « les comptes bancaires d’une des entreprises responsables de l’organisation » de l’événement seraient « gelés ». Cela serait dû à des « liens étroits » entre cette entreprise et « l’ancien gouvernement ». Aucune précision supplémentaire n’est fournie par l’internaute.
Des investigations plus approfondies s’avèrent nécessaires. Il apparait que l’affirmation de l’internaute n’est pas totalement exacte, mais pas non plus complètement fausse. Plusieurs médias hongrois, mercredi, ont rapporté que le groupe d’entreprises Lounge Group, chargé de l’organisation de divers événements en marge de la finale de la Champions League (via sa filiale Lounge Event), est en situation d’insolvabilité. Il doit près de 300 millions de forints hongrois, équivalent à environ 850 000 euros, à plusieurs sous-traitants.
Le problème réside dans le fait que les comptes bancaires de Lounge Group ont récemment été gelés dans le cadre d’une enquête policière hongroise pour suspicion de détournement de fonds et de blanchiment d’argent. Ce groupe, dirigé par Gyula Balásy, avait un quasi-monopole sur la communication gouvernementale durant le mandat de Viktor Orbán.
Selon le média 24.hu, le groupe a déclaré que « la mise en œuvre des événements pourrait être menacée » s’il n’est pas en mesure de régler cette somme. Certains sous-traitants ont déjà annoncé leur intention d’interrompre leurs travaux en raison du non-paiement des avances. Une aide de l’État a donc été sollicitée.
Ce sont donc les événements annexes à la finale, et non le match lui-même, qui sont sous menace. En particulier, les festivités du Champions Festival, qui se tiennent sur une des places de Budapest, sont concernées.
D’après divers médias hongrois, le salaire du DJ anglais Sigala (50 millions de forints), prévu pour un concert gratuit le vendredi 29 mai au soir, ne peut pas être couvert. D’autres prestations, telles que celles liées à la décoration, au nettoyage ou à l’installation de sanitaires, ne peuvent également pas être financées.
Parallèlement, pendant la rédaction de cet article, le gouvernement hongrois a communiqué sur la situation, affirmant qu’il « versera la contre-valeur des prestations contractuelles liées à l’organisation de la finale de la Ligue des champions » aux sous-traitants concernés. Le service presse de l’UEFA n’avait pas répondu aux demandes à ce moment-là.

